Les conditions semblent réunies pour offrir une bonne saison de bleuets sauvages au Saguenay-Lac-Saint-Jean, autant sur le plan de la production que de la qualité.
C’est le constat que dresse David Plourde, président de la Table filière bleuets sauvages.
« On s’attend à une bonne récolte en termes de volume, affirme-t-il. La qualité des fruits devrait également être au rendez-vous. Les conditions météorologiques ont été favorables : il n’y a pas eu de sécheresse marquée pour affecter les bleuets et les précipitations tombées juste avant la récolte devraient leur permettre d’atteindre une belle grosseur. Les consommateurs retrouveront le goût qu’ils apprécient tant. »
De façon générale, les perspectives sont donc très encourageantes pour la saison, qui devrait débuter officiellement à la fin de la première semaine d’août.
La Table filière bleuets sauvages est née de la volonté des différents acteurs de l’industrie de se concerter afin de mieux promouvoir ce fruit emblématique de la région sur le marché local.
« Le bleuet sauvage est une industrie qui a toujours été portée vers l’exportation. C’est un marché important étant donné les volumes qui sont faits. C’est important de développer une fierté domestique. Après ça, ça apporte un environnement qui a plusieurs retombées positives à tous les niveaux pour l’industrie », affirme David Plourde.
Selon lui, le meilleur moment pour consommer le bleuet sauvage est lorsqu’il est offert frais en tablette, une période qui s’étend généralement sur quatre à six semaines. Le reste de l’année, il peut être consommé congelé.
« On veut créer le même sentiment de fierté qui s’est développé avec la fraise du Québec. C’est un happening. C’est la même chose qu’on cherche avec la saison du bleuet sauvage. On veut qu’on en consomme et qu’on la célèbre », soutient-il.
Au-delà de son importance économique, le bleuet sauvage présente également de nombreux bienfaits pour la santé, souligne Hugo Chapdelaine, porte-parole de la Wild Blueberry Association of North America (WBANA).
Les bleuets sauvages contiennent deux fois plus d'antioxydants et 33 % plus d'anthocyanines que les bleuets cultivés, des nutriments associés à la santé du cerveau et aux fonctions cognitives.
« On parle de vitalité globale de la santé. On fait référence à la santé métabolique, cardiovasculaire, cognitive, oculaire et osseuse. Depuis une trentaine d’années, les chercheurs ont mené des études de plus en plus poussées sur différents aspects de la santé, pour finalement se rendre compte que le bleuet sauvage est bénéfique lorsqu’il est consommé régulièrement », fait-il savoir.
L’an dernier, 85 millions de livres de bleuets ont été récoltés sur le territoire du Saguenay–Lac-Saint-Jean, ce qui représente près de 90% de la production québécoise. À l’échelle de la province, la récolte s’élevait à 94,5 millions de livres, dépassant la moyenne des cinq dernières années, établie à 91 millions.