Finalement, les élus ont pris position dans le dossier Maxi. La Ville de Saint-Félicien a refusé de vendre au promoteur Oktodev, un groupe immobilier établi à Montréal, la « totalité » du terrain convoité pour réaliser son projet commercial, qui comprend notamment l’implantation d’un Maxi 4.0. Le promoteur devra donc revoir ses plans s’il souhaite poursuivre le projet. De son côté, Canac réitère son intention de ne pas s’installer à Saint-Félicien.
Le projet de Maxi nécessiterait environ 35 000 pieds carrés sur les quelque 500 000 pieds carrés disponibles sur le terrain, soit environ 7 % de sa superficie. Cette formule laisserait ainsi place à l’implantation d’autres commerces dans ce secteur.
Le conseil précise sa position
Dans un communiqué de presse émis lundi, la Ville précise sa vision concernant le terrain commercial situé à côté du poste auxiliaire de la SQ à Saint-Félicien.
« La Ville demeure prête à recevoir et à analyser toute proposition de développement et à accompagner les promoteurs dans leurs démarches. »
« Comme il a été mentionné en mars dernier, un promoteur privé a exprimé son intérêt pour l’implantation d’une bannière Maxi sur ce site. À ce stade-ci, aucun projet n’a été autorisé et aucune entente n’a été conclue relativement à la vente ou au développement de ce terrain. »
Une immense affiche sur le terrain
Une immense affiche sera installée sur le terrain convoité afin d’inviter les promoteurs à déposer une offre. Les projets devront toutefois respecter la vision de développement de ce secteur, présentée par la Ville lors de la séance du conseil municipal du lundi 17 août dernier.
« Les promoteurs et entrepreneurs intéressés à soumettre un projet peuvent communiquer avec Cynthia Guay, conseillère en développement au Service de l’urbanisme, au 418 679-2100, poste 2244 ou à l’adresse courriel suivante : cynthia.guay@ville.stfelicien.qc.ca. »
Pas de Canac à Saint-Félicien
Du côté de Canac, la machine à rumeurs a repris au cours des dernières semaines. Sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux qui souhaitent voir la bannière s’installer sur ce terrain commercial, le seul dont dispose actuellement la Ville pour un projet de cette envergure.
« Rien n’a changé de notre côté. On ne peut rien faire pour les rumeurs malheureusement, mais la position est la même, le marché n’est pas assez gros pour faire rouler un Canac dans la formule et le coût de construction actuels », nous a fait savoir Patrick Delisle, directeur principal marketing chez Canac.
Rappelons qu’en février dernier, pour caricaturer la position de Canac en lien avec sa thématique marketing, on nous avait mentionné : « Même avec des « prix ridicules », Canac ne s’établira pas à Saint-Félicien. »
Retour à la case départ pour un Maxi 4.0
Dans le cas du projet de Maxi à Saint-Félicien, le modèle d’affaires prévoit que le promoteur acquiert le terrain municipal afin d’y construire le bâtiment du Maxi, puis demeure propriétaire de l’immeuble et le loue à Loblaw, propriétaire de Maxi.
En début d’année, Patrick Blanchette, vice-président de Maxi, nous avait expliqué la vision de la direction concernant le projet à Saint-Félicien.
« Nous serions tout à fait ouverts à adapter notre offre pour répondre aux besoins spécifiques de la population de Saint-Félicien. Ça pourrait inclure l’intégration de vêtements Joe Fresh, de petits électroménagers ou d’autres articles de marchandise générale, si c’est ce qui correspond aux attentes de la communauté. Nous sommes convaincus que notre approche axée sur la qualité et les bas prix apportera une valeur exceptionnelle aux résidents. »
De son côté, Geneviève Poirier, porte-parole pour Maxi nous a précisé: Maxi serait avant tout un locataire dans ce projet commercial. Cela dit, nous sommes toujours intéressés à faire partie du projet et à poursuivre notre collaboration avec Octodev s’ils vont de l’avant à Saint-Félicien. »