Alors que la campagne électoral au Québec est bien lancée, Québec solidaire a dévoilé une série de mesures en éducation visant à réduire de moitié le décrochage scolaire au cours d’un premier mandat. Le parti estime que ces initiatives nécessiteraient des investissements de 340 millions de dollars.
Si elle est élue, la formation politique de gauche compte d’abord miser sur un renforcement des services offerts aux élèves. Québec solidaire promet ainsi l’embauche de 1 500 membres du personnel de soutien et de 500 professionnels supplémentaires dans le réseau scolaire. Le parti souhaite également revaloriser le travail des enseignantes et des enseignants, sans toutefois préciser comment.
Québec solidaire veut ensuite s’attaquer à ce qu’il qualifie d’« école à trois vitesses ». Pour y parvenir, le parti propose la création d’un Réseau scolaire commun. Les écoles privées qui accepteraient d’abandonner la sélection des élèves selon les résultats scolaires et d’éliminer les frais de scolarité seraient intégrées à ce réseau et financées entièrement par l’État. À l’inverse, les établissements qui refuseraient ces conditions verraient leur financement public diminuer progressivement jusqu’à sa disparition.
Finalement, Québec solidaire entend instaurer un « bouclier anti-austérité » afin de protéger le financement des écoles publiques. Cette mesure garantirait notamment des budgets destinés à l’achat de livres et à l’organisation de sorties scolaires.
« Notre école publique, c'est l'un des plus beaux héritages qu'on nous a légués et le plus grand vecteur de création de richesse au Québec. Les partis politiques qui se sont succédé au pouvoir ont sous-financé l'école publique, épuisé les enseignantes et hypothéqué la réussite des jeunes. Je veux que ça change. » a déclaré Ruba Ghazal, porte-parole de Québec solidaire.
Québec solidaire soutient que le décrochage scolaire représente un coût annuel de 14 milliards de dollars pour l’État québécois. Le parti considère cette réalité comme un échec collectif qui nécessite une réponse.
« On ne peut pas accepter que les chances de réussite des élèves dépendent de l'école qu'ils fréquentent ou des moyens de leurs parents. C'est possible d'avoir une école publique qui nous rend fiers. », a ajouté Ruba Ghazal.