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Débat électoral: des dizaines d’étudiants en soins pré-hospitaliers y dénoncent leur ras-le-bol

Le 24 septembre 2026 — Modifié à 18 h 06 min
Par André Deschênes - CKAJ 92,5
Quelques dizaines d’étudiants en soins préhospitaliers du Cégep de Chicoutimi ont profité de la tenue du débat électoral qui s’y tenait jeudi midi pour faire sentir leur présence, et faire entendre leur présence au Théâtre C. C’est que la grève actuelle des paramédics leur fait mal, bloquant toute possibilité de stages, et empêchent surtout l’obtention de leur diplôme tant souhaité. Il ne leur manque que 50 heures pour que le fameux papier officiel ne leur soit enfin remis.
Deux étudiants représentant le groupe, Raphaëlle et Bastien, se sont présentés au micro pour faire part de leur exaspération, et de leur questionnement à l’endroit des cinq candidats. Les étudiants ont mentionné qu’ils ont assez attendu. Voici de quelle manière Raphaëlle s’est adressée aux cinq candidats. 
« Aujourd'hui, je prends la parole pour tous les étudiants en soins préhospitaliers d'urgence. Depuis le mois de mai qu’on attend. Depuis le mois de mai qu’on nous demande d'être patients, on nous demande d'être reconnaissants et en raison du conflit de travail des paramédics, on se retrouve dans l'impossibilité de terminer notre formation, puis d'obtenir notre diplôme. Il nous reste pourtant 50 heures de stage à compléter sur une formation de quasiment 3 000 heures...seulement 50 heures nous séparent de notre diplôme, et de notre marché de travail. Nous avons été assez patients. Devons-nous réellement accepter que notre avenir soit compromis pendant que les négociations se poursuivent? Nous sommes de futurs paramédics qui sont prêts à contribuer au réseau préhospitalier. Après tous ces mois d'attente… dans quel délai comptez-vous agir? »

Histoires d'horreur

Le candidat libéral Serge Bergeron a alors saisi la balle au bond, disant qu’il avait tellement entendu d’histoires d’horreur concernant les difficiles conditions de travail des paramédics. Il a promis de faire bouger les choses. « Il y a au niveau des paramédics, ça fait bientôt quatre ans qu'ils n'ont pas de convention collective. On entend bien que si on est au pouvoir le 6 octobre prochain on va s'asseoir rapidement avec ces gens-là, comprendre le dossier et tenter de trouver une solution parce que ce sont des premiers répondants, parce que ce sont des gens qui sauvent des vies ».

Main tendue

Le représentant du gouvernement sortant, Yannick Gagnon, a pour sa part tendu une main directe à l’étudiante. « La négociation entre les paramédics et le gouvernement du Québec, j’y suis. Je parle constamment avec les deux paliers. Je fais mon travail de député. Ceci dit, vos représentants sont articulés, et ils sont calmes. Ça aide beaucoup à faire avancer en ce moment. Il y a quand même quelque chose à la table de négociations. Je te tends à la main : si jamais tu veux me remettre ton écrit ou de me le remettre de manière officielle, moi je m'engage et je pourrais même t'envoyer une photo si tu veux. Je m'engage à le remettre dans les mains de Mme Christine Fréchette. Mon équipe est là, tu peux me donner ton cellulaire ou quoi que ce soit. L'important c'est que ça se rende ».

Rien de réglé

La candidate solidaire Jeanne Palardy a dénoncé l’immobilisme gouvernemental dans les négos avec les paramédics. Elle n'en revient pas que rtien n'ait bougé, alors qu'il en était aussi ainsi du temps qu'elle était dans l'associaition étudiante « Ça n'a pas de bon sens qu'il n’y ait rien qui aie bougé au niveau du gouvernement, surtout dans les huit dernières années. À Québec solidaire, on veut reconnaître les paramédics comme du personnel de la santé. Parce que là en ce moment, ce n’est même pas le cas au niveau administratif. Je vous appuie dans vos revendications ».

Urgence d'agir

La candidate péquiste Marie-Karlynn Laflamme, qui disait s’être entretenue plus tôt avec les étudiants à l’entrée, sentant l’urgence d’agir.  « Je sens vraiment l'urgence d'agir. C'est dommage que le gouvernement ne l’ait pas sentie, parce qu'on a réglé bien des conventions collectives, on a réglé beaucoup de choses au gouvernement, mais pas celle-là. Et j'ai rencontré les paramètres en février, je les ai rencontrés encore avant-hier. Puis effectivement il y a un enjeu. On veut vous permettre de gagner votre vie dans ce que vous aimez, ça c'est sûr. Alors ce qu'on va faire, c'est de régler cette situation-là, le plus rapidement possible quand on va arriver au pouvoir ».

Stages rémunérés

La candidate Catherine Morissette a parlé pour sa part de priorités, tout en revenant de la rémunération des stages.  « Quand on règle une négociation, on sait qu’elle va revenir dans quatre ans ou dans deux ans ou dans trois ans. On est supposé d'être un petit peu préventifs. Vous êtes de première ligne et oui, vous êtes du personnel soignant. Parce que le temps de partir et de vous rendre, c'est vous qui avez notre vie entre les mains. Je reviens au stage. Je pense qu'un stage doit être rémunéré. Peu importe le domaine, il faut que ce soit rémunéré », a-t-elle conclu sur la question.

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