Quand on demande à Pierre Gagné, candidat du Parti conservateur du Québec (PCQ) dans Roberval, comment se déroule sa campagne, il répond qu’il travaille sur son projet politique depuis deux ans.
« Moi, ça fait deux ans que j’ai commencé ma réflexion et que je m’intéresse davantage à la politique », explique-t-il.
Propriétaire d’une ferme laitière à Girardville et copropriétaire d’une usine de congélation de bleuets à Normandin, une entreprise détenue par 28 personnes, Pierre Gagné connaît les réalités vécues par les producteurs et les entrepreneurs.
Ardent défenseur du milieu agricole, il rappelle avoir participé à des manifestations de producteurs.
« J’ai 45 ans et tout ce que je vois, c’est que le gouvernement dépense sans compter. Le modèle d’affaires de notre industrie fait en sorte qu’on ne voit pas le bout du tunnel et que plusieurs ne s’en sortiront jamais », soutient-il.
Une ferme remise sur les rails
Producteur agricole de première génération, Pierre Gagné affirme être passé près de perdre sa ferme il y a environ trois ans. Il a alors réduit sa production et modifié ses façons de faire.
« Depuis deux ans, un agronome fiscaliste nous accompagne. Nous travaillons ensemble pour essayer de remettre sur les rails notre entreprise », explique-t-il.
Avec son père, il a travaillé de longues heures pour développer la ferme. « J’ai toujours travaillé 100 heures par semaine », affirme-t-il.
Père de cinq enfants, il reconnaît que cette période difficile a marqué sa famille. « Avec cinq enfants, ce ne fut pas évident de passer au travers de cette période où j’ai perdu beaucoup d’argent. Ce sont eux qui m’ont aidé à me tenir debout », confie-t-il.
@ST:Une famille entrepreneuriale
L’entrepreneuriat occupe également une place importante dans sa famille. Son épouse possède deux entreprises, tandis qu’Anthony, un membre de sa famille, en dirige également deux.
Pierre Gagné avait décidé de se présenter aux élections provinciales s’il parvenait d’abord à « sauver » sa ferme. La situation de l’entreprise s’étant stabilisée, il a choisi de franchir le pas.
Une rencontre décisive
Sa décision de porter les couleurs du PCQ s’est précisée après une rencontre avec le chef Éric Duhaime.
« Lors de ma première rencontre, je suis tombé en amour avec son projet. On part de loin. Le PCQ est un petit parti, mais il n’est pas contaminé », raconte-t-il.
À l’écoute des préoccupations
Au cours des dernières semaines, le candidat a parcouru le comté afin de rencontrer des entrepreneurs, organismes et citoyens. Il souhaite ainsi prendre le pouls de la population et connaître ses attentes.
Selon lui, la bureaucratie figure parmi les principales préoccupations.
« C’est partout pareil, que ce soit chez les entrepreneurs, les politiciens, monsieur et madame Tout-le-Monde. Nous sommes inondés par la bureaucratie, avec une écœurantite aiguë », déplore-t-il.



