Un an après son arrivée à la mairie de Roberval, Jean-François Boily dresse un bilan positif de ses premiers mois à la tête de la municipalité. Au-delà de l'apprentissage des rouages politiques et administratifs, le maire mise particulièrement sur le rapprochement entre les élus du Saguenay–Lac-Saint-Jean pour renforcer le développement régional et accroître leur influence auprès du gouvernement du Québec.
Pour celui qui occupait auparavant des fonctions de directeur d'école, le passage à la politique municipale représentait un changement important. Malgré son expérience en gestion des ressources humaines et en administration, Jean-François Boily reconnaît que la fonction de maire exige un apprentissage considérable.
« Quand tu arrives dans une ville et que tu n'as pas été conseiller municipal avant, tout est à apprendre », explique-t-il.
Ses premiers mois ont donc principalement servi à comprendre les lois et règlements municipaux, à développer des relations avec les autres élus et à mettre en place une dynamique de travail au sein du conseil municipal.
Une région plus unie
Parmi ses principales satisfactions, le maire souligne les liens développés avec ses homologues de la MRC du Domaine-du-Roy, de Maria-Chapdelaine, d'Alma et de Saguenay. À ses yeux, les municipalités doivent abandonner les rivalités territoriales pour privilégier une approche collective du développement économique et social.
« On a besoin, la région, de se réunir et de redevenir une région forte et non pas de se diviser entre le Saguenay puis le Lac-Saint-Jean », insiste-t-il.
Cette volonté de rapprochement se traduit notamment par une présence accrue des maires aux événements organisés dans les différentes municipalités. Jean-François Boily considère que la réussite d'une ville ne doit pas représenter une menace pour ses voisines. Au contraire, une région qui progresse collectivement dispose de meilleurs arguments pour défendre ses dossiers auprès des instances gouvernementales.
« Quand on fait nos demandes à Québec, puis qu'ils voient que la région est unie, c'est plus dur pour eux autres de dire non », soutient le maire.
Des décisions parfois difficiles
La première année du mandat municipal lui a également permis de mesurer les responsabilités qui accompagnent la fonction. Entre les rencontres publiques, les activités officielles et les préoccupations exprimées quotidiennement par les citoyens, le travail dépasse largement les heures habituelles de bureau.
Jean-François Boily reconnaît toutefois que cette réalité ne diminue aucunement sa motivation. « Moi, je suis encore sur mon X, je suis encore positif », affirme-t-il.
Il rappelle néanmoins que les élus doivent régulièrement prendre des décisions difficiles, notamment lorsqu'ils doivent refuser certaines demandes pour préserver l'équilibre financier de la municipalité.
Les sources de revenus municipales demeurent limitées et répondre favorablement à toutes les demandes risquerait d’augmenter de façon importante le compte des taxes des contribuables.
