Les négociations entourant le renouvellement de la convention collective des employés municipaux de Roberval franchissent une nouvelle étape. Faute d'entente entre les parties, le dossier se retrouve maintenant en médiation, une situation qui pourrait influencer directement la préparation du budget municipal 2027.
Le maire Jean-François Boily reconnaît que cette incertitude salariale complique les prévisions financières de la Ville, alors que son administration souhaite limiter la prochaine hausse du compte de taxes des contribuables à l'indice des prix à la consommation (IPC), évalué à environ 3,5 % lors des premières discussions budgétaires.
À Roberval, une incertitude supplémentaire concerne le renouvellement de la convention collective des employés municipaux. Échue depuis novembre 2025, celle-ci fait toujours l'objet de négociations entre la Ville et les représentants des travailleurs. Le maire confirme que les discussions ont atteint l'étape de la médiation, les deux parties n'ayant pas réussi à conclure une entente.
« On s'en va à médiation pour se faire accompagner, puis pouvoir essayer de trouver un terrain d'entente », précise-t-il.
En l'absence d'accord, le dossier pourrait éventuellement se retrouver en arbitrage. Cette situation oblige l'administration municipale à prévoir une marge de manœuvre financière dans son prochain budget, puisque les coûts définitifs associés à la nouvelle convention demeurent inconnus.
Prochain budget
Le maire précise que l'administration municipale travaille actuellement à la préparation du prochain budget selon les orientations transmises par les élus.
« La balise qu'on a demandée à l'équipe administrative, c'est de rester à l'intérieur de l'IPC », explique Jean-François Boily.
Cette cible ne constitue cependant pas un engagement ferme. Les premières rencontres budgétaires avec les élus doivent permettre de mesurer les possibilités financières de la Ville. « Est-ce qu'on va être capable de l'atteindre? Je ne le sais même pas », reconnaît-il.
Augmentations graduelles
Jean-François Boily souhaite modifier l'approche privilégiée au cours des dernières années concernant la taxation municipale. Selon lui, Roberval a longtemps maintenu un taux de taxation relativement stable, avant de procéder à une diminution lors de l'arrivée du nouveau conseil municipal.
Le maire privilégie désormais une progression annuelle plus prévisible, correspondant autant que possible à l'évolution du coût de la vie. « On veut vraiment s'accoter à l'IPC, une augmentation graduelle d'année en année au lieu de faire une grosse baisse, puis après ça une grosse hausse », explique-t-il en parlant de l'orientation du conseil municipal.
Cette approche vise à éviter les fluctuations importantes qui compliquent la planification financière des ménages.
Les dépenses municipales sous pression
Comme les citoyens et les entreprises, les administrations municipales subissent les conséquences de l'augmentation des coûts de fonctionnement. Le prix des carburants, les dépenses courantes et les ajustements salariaux représentent autant de facteurs susceptibles d'influencer les prévisions budgétaires.
Jean-François Boily rappelle que la rigueur budgétaire constituait l'un de ses principaux engagements lors de sa campagne électorale. Ancien directeur d'école, il affirme privilégier depuis longtemps une gestion serrée des dépenses.
Cette philosophie guide également ses attentes envers l'administration municipale, à laquelle il demande de rechercher toutes les économies possibles sans compromettre les responsabilités de la Ville. « Leur travail, c'est de compresser les dépenses au maximum », résume-t-il en évoquant les orientations transmises à son équipe.
Le maire estime toutefois que la réduction des dépenses ne peut représenter l'unique solution aux défis financiers. Finalement, pour limiter la pression fiscale sur les contribuables, Jean-François Boily entend multiplier les possibilités de revenus pour la municipalité.
