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Conseil de l’industrie forestière

Tirer des leçons pour mieux préparer l’avenir

Le 31 janvier 2024 à 08 h 00
Par Denis Hudon - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

L’industrie forestière ne l’a pas eu facile au cours de la dernière année, particulièrement avec les feux de forêt historiques de l’été. Bien enraciné, le tronc bien droit, le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) préfère regarder devant plutôt que derrière, car il y a de la lumière au bout du tunnel.

Pour 2024 et les années avenir, de nouvelles fenêtres d’opportunités s’ouvrent, mais à la condition que tout le monde rame dans le même sens, prévient le CIFQ.

Son PDG Jean-François Samray a accepté de faire un bref retour sur 2023 avant d’aborder les enjeux d’aujourd’hui et demain.

« Ç’a été une année historique, dans tous les sens du terme. C’est 1,4 million d’hectares de forêt qui sont partis en fumée. C’est colossal. C’est la pire année depuis qu’on tient des statistiques. Sans oublier le conflit du bois d’œuvre, les taux d’intérêt élevés, etc. »

Pour l’avenir, il faut selon lui que l’État se donne une vision économique à long terme en tenant compte des nouvelles réalités.

« On doit apprendre de tout ça. La forêt a toujours joué un rôle dans notre économie. Le bois va prendre encore une plus grande place dans le développement économique des régions et les communautés comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean. On va construire de plus en plus avec le bois », laisse tomber Jean-François Samray.

Les grands enjeux

Pour lui, il ne fait aucun doute que le Québec devra mieux gérer les feux de forêt dans l’avenir et adapter l’industrie aux changements climatiques.

« Il va falloir aussi investir davantage, que le gouvernement se donne une véritable vision et les moyens financiers. Il y a de gros défis avec la pénurie de main-d’œuvre, les possibilités forestières, les aires de protection du caribou, la crise du logement où il faudra beaucoup construire en bois, etc. Québec a des décisions importantes à prendre. Il y aura de la lumière au bout du tunnel que si on fait les bons choix », poursuit le PDG du Conseil de l’industrie forestière du Québec.

Il se réjouit, par ailleurs, de constater que les cohortes dans les écoles de formation aux métiers de la foresterie et en formation de la main-d’œuvre sont en hausse.

« Je donne l’exemple de Mashteuiatsh où on retrouve beaucoup d’entreprises et de travailleurs de la forêt. Ce sont des métiers d’avenir grâce aux innovations dans l’industrie, l’informatique, les nouvelles technologies. Avec la forêt, on a un matériau renouvelable ».

Il estime que le Saguenay-Lac-Saint-Jean, la première région forestière au Québec, est bien positionnée, « même super bien placée pour affronter l’avenir avec confiance. »

 

 

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