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Dès le 21 septembre, l’Université du troisième âge de l’UQAC offrira la nouvelle formation Une rencontre, deux visions du monde : comprendre pour mieux avancer à Saint-Félicien. Cette série de cours propose une meilleure compréhension des relations entre les Premiers Peuples et les Européens, ainsi que des répercussions qui découlent encore aujourd’hui de leur rencontre.
Le formateur, le professeur Érik Langevin, nourrit une passion pour l’enseignement en archéologie, en anthropologie et en histoire depuis 37 ans. Il affirme que ses expériences les plus enrichissantes ont été vécues auprès des personnes aînées. C’est donc avec enthousiasme qu’il présentera cette nouvelle formation.
Le cours plongera les apprenantes et apprenants à l’époque de la découverte de l’Amérique par les Européens. Entre le XVe et le XVIIe siècle, la rencontre entre les peuples autochtones et les nouveaux arrivants a provoqué un choc de part et d’autre. Cette rencontre a entraîné des bouleversements dont les effets se font encore sentir aujourd’hui.
L’objectif de la formation est de mieux comprendre le contexte historique et culturel de cette période afin d’éclairer certaines réalités contemporaines. Pour M. Langevin, il est essentiel d’aborder ces questions sous le signe de l’humanité plutôt que sous celui du jugement. Le professeur souhaite avant tout favoriser l’acquisition de nouvelles perspectives.
« Les aînés n’ont pas nécessairement eu de cours au primaire et au secondaire sur les Autochtones. Lorsqu’on en parlait, c’était pour dire qu’ils avaient mangé les jésuites. Il y a un manque à ce niveau-là. Je me disais que c’était intéressant d’aborder le sujet sous l’angle de la connaissance de qui sont les uns et les autres », explique-t-il. Selon lui, le contexte historique est un élément essentiel à la compréhension de cette rencontre.
« Souvent, on a tendance à imaginer les Européens des XVIe et XVIIe siècles comme s’ils étaient des gens comme nous. Il faut comprendre à quoi ressemblait la vie d’un Français du XVIe siècle et comment il percevait le monde. Il faut aussi comprendre comment un Autochtone des XVe et XVIe siècles vivait sa rencontre avec les Français. Tous les Européens ne sont pas pareils, tout comme les Autochtones ne forment pas un groupe uniforme. »
Le portrait des cultures, les premiers contacts, les conséquences majeures de cette rencontre ainsi que les héritages qui en découlent aujourd’hui figurent également parmi les principales thématiques de la formation.
Soulignons que l’arrivée de cette formation à Saint-Félicien témoigne de la volonté de l’UQAC de rendre le savoir universitaire plus accessible à la population du Lac-Saint-Jean.