Le maire de Saint‑Félicien, Jean‑Philippe Boutin, et le député de Lac‑Saint‑Jean, Alexis Brunelle‑Duceppe, rencontrent aujourd’hui des représentants du cabinet du ministre de la Défense nationale pour leur présenter un projet d’implantation d’une unité de la Réserve des Forces armées canadiennes dans le Nord du Lac‑Saint‑Jean.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte où le gouvernement fédéral cherche à accroître significativement ses effectifs militaires, avec l’objectif d’atteindre près de 39 000 membres d’ici 2032. Selon les deux élus, le Lac‑Saint‑Jean dispose des conditions idéales pour contribuer à cet effort.
Un projet qui refait surface
L’idée d’implanter une unité de réserve à Saint‑Félicien ne date pas d’hier. Le député Alexis Brunelle‑Duceppe rappelle que des démarches avaient déjà été entreprises il y a plusieurs années, en collaboration avec l’ancien maire Luc Gibbons.
« Une étude de faisabilité avait confirmé le potentiel de ce projet, mais les élections fédérales de 2021 avaient interrompu les démarches. Aujourd’hui, le contexte n’a jamais été aussi favorable. », affirme-t-il.
Selon le député, le projet répond d’ailleurs aux priorités d’Ottawa en défense, notamment le renforcement des capacités des Forces armées canadiennes, l’augmentation du recrutement des réservistes et l’intensification des investissements en matière de défense.
Un levier de développement régional
Du côté de Saint‑Félicien, le projet est perçu comme une véritable occasion de développement socio‑économique pour l’ensemble du territoire régional. Le maire Jean‑Philippe Boutin met de l’avant les nombreux atouts de la municipalité.
« Nous disposons d’infrastructures de qualité, d’un vaste territoire propice à la formation des réservistes et d’une population reconnue pour son dynamisme et son engagement. Qu’il s’agisse d’une unité terrestre, aérienne ou navale, le potentiel est bien réel », explique-t-il.
L’implantation d’une unité de réserve permettrait, selon lui, non seulement de contribuer aux objectifs de recrutement des Forces armées canadiennes, mais aussi de créer des emplois spécialisés et de nouvelles perspectives pour les jeunes et les familles. Le projet pourrait également soutenir la vitalité des municipalités du secteur.
Une région sous‑représentée
Les promoteurs du projet estiment que l’absence actuelle d’une présence militaire permanente dans le Nord du Lac‑Saint‑Jean constitue un frein important pour le recrutement.
Ils soulignent par ailleurs que le territoire est nettement sous‑représenté en matière d’emplois fédéraux, avec une proportion près de cinq fois inférieure à celle observée dans plusieurs autres régions du pays. L’arrivée d’une unité de réserve viendrait ainsi corriger en partie ce déséquilibre.