Le Parti québécois présente un plan d’un milliard de dollars sur quatre ans pour faire face à la crise de l’itinérance.
Sur ce montant, 400 millions de dollars seront consacrés au logement adapté, tandis que 600 millions serviront à financer des programmes sociaux et des mesures de prévention.
C’est ce qui a été dévoilé par voie de communiqué ce lundi 21 septembre par le Parti québécois et son chef, Paul St-Pierre Plamondon, qui fait de la lutte contre l’itinérance « une affaire personnelle ».
L’objectif serait de réduire de 50 % l’itinérance au Québec d’ici 2030.
M. Plamondon affirme que le nombre de personnes sans domicile fixe est passé de près de 6 000 à 12 000 et que le phénomène touche désormais l’ensemble de la province.
Le Parti québécois propose de mettre en place une stratégie axée sur le principe du « Logement d’abord », inspirée notamment des modèles de Houston et de la Finlande. Le parti prévoit investir 1 milliard de dollars sur quatre ans, notamment pour construire 2 000 logements destinés aux personnes en situation d’itinérance, bonifier les services en santé mentale et en toxicomanie et embaucher 100 travailleurs sociaux supplémentaires.
La formation souhaite également soutenir les logements d’urgence, augmenter le financement des organismes communautaires, réduire la judiciarisation des personnes itinérantes et améliorer les interventions auprès des femmes en situation d’itinérance. Ces mesures s’ajouteraient à 400 millions de dollars sur quatre ans consacrés à l’aide et à la sécurité alimentaire.
Dans cette lutte contre l’itinérance, le candidat péquiste de Jonquière, Jimmy Bouchard, croit également que tous les acteurs devront s’unir pour s’attaquer au problème.
« Je pense que c’est un sujet qui se doit d’être abordé de façon non partisane. Si les Québécoises et les Québécois choisissent d’élire un gouvernement du Parti québécois le 5 octobre prochain, nous allons rassembler toutes les organisations pertinentes pour que le Québec se donne les moyens de ses ambitions. On va réunir autour d’une même table les organismes communautaires, le milieu associatif, l’économie sociale, les municipalités et les entreprises », dit-il.
Le PQ souhaite également consacrer 2 000 logements spécifiquement aux personnes en situation d’itinérance dans sa cible nationale de 20 000 logements sociaux.
Ces logements incluront des services d’accompagnement spécialisés, notamment en santé mentale.
« C’est un tremplin et une transition. Jumelé à notre offre bonifiée de logements sociaux, on pense permettre aux gens de sortir de la rue à long terme. Nous allons également consacrer 600 millions de dollars à des programmes et à des aides dédiées à l’intervention adaptée, notamment pour lutter contre la toxicomanie. »
Le Parti québécois entend ainsi faire de la lutte contre l’itinérance une priorité de son éventuel mandat, avec l’objectif de réduire de moitié le phénomène au Québec d’ici 2030.



