Le Cégep de Saint-Félicien a inauguré une plantation de sapins de Noël qui prendra forme dans la Forêt d’enseignement et de recherche de la Chute-à-Michel (FERCM).
L’annonce a été faite dans le cadre des célébrations du 40e anniversaire de la FERCM. Une quarantaine de personnes étaient présentes pour découvrir cette nouvelle plantation, aménagée dans une emprise de ligne de transport d’électricité. Le mois dernier, les étudiants y ont planté 500 sapins de Noël.
« Si la forêt d’enseignement a 40 ans, la ligne d’Hydro-Québec en a 39 », a souligné Simon Boivin Dompierre, coordonnateur du département des Techniques du milieu naturel et enseignant.
« Un an après que le cégep a obtenu la gestion du territoire, en 1987, Hydro-Québec y a aménagé cette ligne en procédant à du déboisement. La forêt d’enseignement s’étend sur environ 1,5 kilomètre. Ainsi, près de 5 % du territoire original de la forêt-école a été cédé en droit de passage à Hydro-Québec. Autrement dit, la forêt a perdu 5 % de sa superficie dès sa première année d’existence », ajoute-t-il.
Au cours des quatre dernières décennies, aucun aménagement n’a été réalisé dans l’emprise de la ligne de transport d’électricité.
« C’est un endroit un peu inintéressant, reconnaît-il. La végétation y est rabattue périodiquement par Hydro-Québec pour éviter qu’elle ne prenne trop de hauteur et nuise aux fils électriques. »
« C’était une zone qui était perdue. Depuis mon arrivée au cégep, il y a sept ans, l’aménagiste de la forêt évoquait souvent l’idée de planter des sapins de Noël sous la ligne d’Hydro. C’était une façon de se réapproprier ce territoire. »
Cette idée s’est récemment transformée en projet concret. La première phase vient d’ailleurs d’être lancée. « On espère pouvoir effectuer les premières récoltes de huit à dix ans après la mise en terre. Ce sont des projets de longue haleine. Durant cette période, il faudra assurer la gestion de la végétation compétitrice. »
La protection des plantations, leur suivi ainsi que le taillage des sapins feront également partie des tâches à effectuer, notamment durant la période estivale.
« On aimerait que ça génère des emplois étudiants, souligne Simon Boivin Dompierre. On souhaiterait aussi que les sapins deviennent la base d’une future entreprise-école qui prendra forme avec le temps. »
Le projet donnera également un nouvel élan au volet recherche de la forêt d’enseignement. Les équipes sur le terrain pourront notamment tester différents espacements de plantation, les types de paillis à privilégier ainsi que diverses méthodes de gestion de la végétation.
À terme, l’objectif est de créer un couvert végétal continu sur l’ensemble de l’emprise.
« On ne veut pas que ce soit uniquement du sapin de Noël. Une monoculture demeure risquée et ce n’est pas une pratique durable. On imagine qu’à terme, il y aura des cultures intercalaires dans un esprit agroforestier. »
Simon Boivin Dompierre espère également que cette initiative pourra inspirer les propriétaires de boisés privés de la région.
Soulignons que ce projet bénéficie du soutien financier du Fonds Bioéconomie de la MRC Domaine-du-Roy ainsi que d’un financement lié au Plan stratégique du Cégep de St-Félicien.



