Depuis maintenant 40 ans, la Forêt d’enseignement et de recherche de la Chute-à-Michel (FERCM) sert de lieu d’apprentissage et de recherche pour les étudiants et le personnel du Cégep de Saint-Félicien, une source de grande fierté pour l’établissement.
« Une forêt d’enseignement et de recherche, c’est une vitrine pour démontrer de bonnes pratiques d’aménagement forestier, faunique et récréatif. C’est vraiment dans cet esprit que les enseignants aménagent la forêt depuis 40 ans », a souligné Simon Boivin Dompierre, coordonnateur du département des Techniques du milieu naturel et enseignant, lors d’un événement marquant cet anniversaire.
Depuis 1986, de nombreux étudiants ont pu parfaire leurs connaissances du milieu naturel grâce à une multitude de projets d’inventaires et d’aménagements. Chaque année, des inventaires de la faune, de la végétation, des sols et de l’eau y sont réalisés, tout comme divers aménagements récréotouristiques, forestiers et fauniques. À elle seule, la formation en Techniques du milieu naturel génère en moyenne 7 000 heures de contact étudiant par année dans la forêt.
Selon Daniel Boivin, enseignant retraité ayant œuvré pendant 30 ans au Cégep de Saint-Félicien, la FERCM constitue une richesse.
« Il y a de tout ici. C’est un véritable milieu naturel. Les biologistes y trouvent un intérêt tant pour la faune que pour la végétation. Il y a différentes espèces animales. On a déjà observé des traces d’orignal ici il y a plusieurs années. On peut étudier une multitude d’écosystèmes différents. »
Un arboretum y a même été aménagé il y a plusieurs années.
« On y retrouve des espèces d’arbres que l’on ne voit pas naturellement au Lac-Saint-Jean, comme le chêne et l’érable à sucre. Ça nous permet d’avoir des spécimens vivants pour nos élèves. »
Historique
La FERCM est aujourd’hui un territoire public ouvert à tous. Il n’en a toutefois pas toujours été ainsi, rappelle l’enseignant Claude Jacques.
« Au départ, la forêt d’enseignement était un territoire privé appartenant à des agriculteurs. Une compagnie forestière a acheté certains lots, notamment pour les utiliser comme pacage pour les chevaux. Par la suite, le ministère a acquis le terrain de cette compagnie. C’est en 1986 que le cégep a obtenu la gestion de la forêt d’enseignement », raconte-t-il.
Au fil des ans, la population a développé un fort sentiment d’appartenance envers ce lieu, observe Simon Boivin Dompierre.
« Le comité de la forêt-école et le département du milieu naturel ont un fort sentiment d’appartenance envers le territoire. On est heureux de constater que ce sentiment dépasse largement notre département. C’est une forêt publique. De nombreux Félicinois viennent ici, et on est très contents de voir ça. »
Quelques mots de Sylvie Prescott
La directrice du Cégep de Saint-Félicien, Sylvie Prescott, était également présente lors des célébrations, juste avant son départ à la retraite.
« J’associe la forêt d’enseignement à ma dernière journée de travail. C’est un renouveau. Je vais venir marcher dans la forêt. J’y marche déjà, mais je vais me l’approprier encore davantage. Aujourd’hui, je lui souhaite une longue vie. »
« Je souhaite aussi au département de pouvoir compter sur d’autres forêts d’enseignement dans la région afin que les enseignants puissent mettre leur savoir au service de la population et contribuer à démystifier les enjeux auxquels font face les forêts du Québec. Ça passe par des spécialistes et des gens comme vous », a-t-elle conclu.



