À 2 h, dans la nuit du samedi 31 octobre au dimanche 1er novembre, les Québécois devront reculer montres et horloges d’une heure afin de revenir à l’heure normale de l’Est. Ce changement annuel entraînera des répercussions pour les établissements licenciés à travers la province.
À l’approche de cette transition, la Régie des alcools, des courses et des jeux rappelle aux titulaires de permis de bar, de restaurant, de réunion ou de permis accessoire qu’ils doivent respecter les heures prévues par la réglementation concernant la vente et le service de boissons alcooliques. Malgré le recul de l’heure, ces activités doivent prendre fin à 3 h.
Ce retour à l’heure normale survient toutefois dans un contexte particulier au Canada. Pour une grande partie du pays, notamment au Québec et dans la majeure partie de l’Ontario, le changement d’heure demeure en vigueur. Dans l’Ouest canadien, plusieurs gouvernements ont toutefois choisi d’y mettre fin.
Depuis cette année, la Colombie-Britannique, l’Alberta, le Manitoba, les Territoires du Nord-Ouest ainsi que le nord-ouest de l’Ontario ont adopté l’heure avancée de façon permanente. Elles emboîtent ainsi le pas au Yukon et à la Saskatchewan, qui n’appliquaient déjà plus le changement d’heure saisonnier.
Cette nouvelle réalité modifie également les habitudes des amateurs de hockey. En hiver, les provinces de l’Ouest se rapprochent désormais de l’heure du Québec. Les rencontres disputées à Winnipeg se déroulent maintenant à la même heure qu’à Montréal. L’écart n’est plus que d’une heure avec Calgary et Edmonton, alors qu’il atteint désormais deux heures avec Vancouver, comparativement à trois auparavant.
Un débat qui pourrait prendre fin
Au Québec, le débat entourant l’abandon du changement d’heure demeure d’actualité. Une consultation en ligne lancée il y a deux ans par l’ancien ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, révélait que 91 % des quelque 214 000 répondants souhaitaient mettre fin à cette pratique. Parmi eux, 72 % privilégiaient le maintien permanent de l’heure d’été.
Malgré cet appui populaire, le gouvernement de la Coalition avenir Québec n’avait pas donné suite au projet. Durant la récente campagne électorale, les principaux partis politiques se sont de nouveau prononcés sur la question. Le Parti Québécois, qui a remporté l’élection, s’était montré favorable à un éventuel abandon du changement d’heure, tout en affirmant vouloir consulter des experts avant d’envisager une réforme. D’ici là, les Québécois devront donc continuer à ajuster leurs horloges à l’automne et au printemps.
