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AGA des médecins : la pénurie de médecins au cœur des préoccupations

Le 30 octobre 2026 - Modifié à 10 h 00 min
Par André Deschênes - CKAJ

L’Association des médecins omnipraticiens du Saguenay-Lac-Saint-Jean (AMOSL) tenait son Assemblée générale annuelle jeudi à Chicoutimi. L’événement, qui réunissait plus d’une centaine de membres, se tenait en présence du président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, Dr Marc-André Amyot. La pénurie de médecins ainsi que leur rémunération étaient au cœur de la journée.

Questionné par le 92,5 CKAJ sur la première préoccupation, le président de la section régionale de l’association de médecins, le Dr. Kevin Girard, nous a dressé un portrait de la situation. 

« La pénurie de médecins de famille, c'est l'enjeu numéro un, principalement actuellement chez nous au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce sont environ 30 à 40 médecins de famille qui manquent selon les chiffres qu'on a actuellement. C'est clair que c'est un enjeu majeur parce que c'est le dénominateur commun de beaucoup de problèmes et des enjeux au sein de notre système de santé régionale ».

Le président provincial Amyot, lui, parle d’une problématique généralisée à travers tout le Québec. «  Au niveau provincial, je fais la tournée des différentes régions à l'automne et la pénurie, elle est criante partout au Québec. On l'estime à au moins 2 000 médecins de famille. Et quand on regarde la Commissaire à la santé et au bien-être, elle a confirmé dans son rapport qu'une pénurie de médecins de famille est en cours dans toutes les régions du Québec. Et si on compare le Québec au pays de l'OCDE, nous sommes 15e sur 18 pour le nombre de médecins par 100 000 de population. Malheureusement, la pénurie fait qu’on est pas capable non plus de tous les inscrire ces patients-là ».

La problématique des 40 000 patients orphelins est aussi impactée par cette pénurie de médecins, ajoute le Dr. Girard. « Les patients ont au moins une nouvelle option qui est le G A P, le 811 option 3, pour répondre à leurs besoins de santé. Mais on s'entend qu'avec la pénurie, c'est sûr que ça laisse de la pauvreté un peu partout ». Kevin Girard croit que pour régler le problème, il faut entre autres davantage valoriser l’option de la médecine familiale chez les étudiants en médecine. Marc-André Amyot, lui, entrevoit des jours meilleurs avec l'avènement du nouveau gouvernement péquiste.

« Heureusement, le premier ministre Paul St-Pierre Plamondon a annoncé durant la campagne électorale qu'il souhaitait former 200 médecins de plus par année. J'étais à l’assermentation des ministres. Il a clairement donné le mandat à sa ministre de l'Enseignement supérieur et à la ministre de la Santé de former ces 200 médecins de plus par année. Après, il faut qu'ils choisissent la médecine de famille ». 

Rémunération mal adaptée?

En ce qui a trait à l’épineux dossier de la rémunération des médecins, le Dr. Amyot croit qu’on se doit de réajuster la rémunération des médecins à la réalité de 2026. 

« Ça, c'est notre deuxième enjeu. Lors de la dernière entente, on s'est entendu de revoir le mode de rémunération. Pourquoi? Parce que les médecins travaillent davantage avec d'autres professionnels en collaboration, et la rémunération à l'acte est moins adaptée à ce type de travail-là. On veut implanter un mode de rémunération qui est cohérent avec la pratique en 2026 ».

Et si le gouvernement accepte de revoir la rémunération des médecins, dit Marc-André Amyot, l’accessibilité des patients aux soins n’en sera que meilleure, afin que les patients puissent voir leur médecin et leurs spécialistes de la santé quand ils en ont besoin.

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