La Première Nation des Pekuakamiulnuatsh et Santé Québec Saguenay–Lac-Saint-Jean – Universitaire ont officialisé, le 30 octobre, une entente générale de collaboration visant à renforcer la prestation des soins de santé et de services sociaux destinés aux membres de la communauté.
Par voie de communiqué, les signataires ont indiqué que l’entente aura pour objectif d'assurer une meilleure continuité des soins et des services en les adaptant davantage aux besoins des usagers Pekuakamiulnuatsh. Elle établira également une vision commune, précisera les responsabilités de chaque partie et ouvrira la voie à la mise en œuvre de projets et d'ententes spécifiques.
L'accord prévoit également la création de mécanismes de coordination et de communication afin d'améliorer la collaboration entre les deux organisations. Les partenaires souhaitent notamment agir sur des enjeux liés à la formation, à l'accès aux différents réseaux informatiques et d'information ainsi qu'à la sécurisation culturelle.
L'entente officialise aussi la création d'un comité de liaison chargé d'identifier les enjeux communs et de proposer des solutions. Ce comité pourra former, au besoin, des groupes de travail pour répondre à des problématiques précises.
« Je tiens à saluer le travail réalisé par notre direction Santé et mieux-être collectif, en collaboration avec notre partenaire Santé Québec, pour l’élaboration de cette entente. Plusieurs services sont déjà offerts par nos professionnels qualifiés et ils sont complémentaires et supplémentaires à ceux offerts par le réseau québécois. », a souligné le chef de la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh, Jonathan Germain.
De son côté, Julie Labbé, présidente-directrice générale de Santé Québec Saguenay–Lac-Saint-Jean – Universitaire, estime que cette entente repose sur un partenariat fondé sur la confiance, la reconnaissance mutuelle et la volonté d'agir pour mieux répondre aux besoins des membres de la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh.
« Elle nous permet d'avancer côte à côte afin que chaque personne puisse recevoir des soins et des services qui respectent son identité, sa culture et son parcours de vie. Cette entente marque un jalon important dans l'évolution de notre réseau et trace un chemin porteur d'espoir, de réconciliation et de mieux-être pour les générations d'aujourd'hui et de demain », a-t-elle mentionné.
Les deux organisations soulignent que cette démarche s'inscrit dans l'esprit de la Loi instaurant l'approche de sécurisation culturelle au sein du réseau de la santé et des services sociaux. Cette loi reconnaît notamment les réalités de racisme et de discrimination vécues par les membres des Premières Nations et des Inuit et vise à favoriser l'accès à des soins adaptés à leurs réalités culturelles, linguistiques et historiques.
