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Plus de 25 ans à vendre des poussins et poules : Claudette Tremblay et Guy Perron tirent leur révérence

Louis Potvin
Le 08 juillet 2022 — Modifié à 13 h 59 min
Par Louis Potvin - Rédacteur en chef

Depuis 25 ans, Claudette Tremblay et Guy Perron en ont manipulé des poussins et des poules pour servir des centaines de clients qui veulent avoir des œufs frais ou des poulets bien en chair.

Pour le couple de Saint-Prime, la livraison des volailles au mois de mai dernier représentait la dernière.

« Il faut bien arrêter un jour. Comme on s’est trouvé des gens pour prendre le relais, nous pouvons partir à la retraite le cœur tranquille, car c’est un service que les gens adorent », mentionne Guy Perron.

Surtout que la vente de poussins, de dindes et de poules ne va pas en diminuant. Le couple et le Couvoir de Chicoutimi semblent les seuls à faire la vente à un tel niveau dans la région.

La pandémie a fait exploser les ventes au cours des dernières années. « J’ai dû refuser des clients, car je ne pouvais pas fournir à la demande. Comme nous commandons nos poules en novembre, il faut avoir une bonne idée du nombre qu’on va vendre, mais depuis deux ans, j’ai des listes d’attente », mentionne Claudette, qui s’occupe de faire payer les clients après que Guy ait distribué les volailles.

En 2021, le couple a battu un record en livrant 4 000 poussins et 1 600 poules. Aussi, Guy engraisse des dindes pour certaines personnes en raison de la difficulté d’élever les poussins d’un jour.

Passion

C’est au cours des années 90 que le couple a repris le service offert par Philibert Lavoie du rang 6. Claudette et Guy ont récupéré sa clientèle et elle a augmenté au cours des années.

Le couple a dû faire des aménagements afin de pouvoir accueillir le nombre grandissant de volailles.

Le métier a changé un peu au cours des années. Car auparavant, le duo pouvait aussi offrir une panoplie de volatiles comme des perdrix, des faisans, des canards ou des cailles.

Les poules, qui se vendaient 5$ il n’y a pas si longtemps, sont maintenant à 15$.

« Quand la crise aviaire est arrivée en 2003, ç’a compliqué les affaires. Aussi, le transport devenait problématique. On a dû s’adapter et ne plus vendre autant de variétés. C’est dommage, car les gens aimaient ça avoir de la diversité », lance Guy Perron.

« C’est toujours agréable de rencontrer les gens. Certains nous posent des questions quand ils commencent à avoir de poules, ils veulent des trucs. J’aime beaucoup voir des jeunes les prendre dans leur bras et voir leur sourire. »

C’est la Ferme Giroly de Saint-Prime qui reprendra le service l’an prochain.

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