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Tragédie de Saint-Jean-Vianney : une quête à la reconnaissance

Le 05 mai 2026 — Modifié à 07 h 43 min
Par Olivier Claveau - CKAJ 92,5

Le 4 mai 1971 en soirée, la municipalité de Saint-Jean-Vianney vivait sa plus grande tragédie. Vers 22h50, la terre sous le village cède : c’est le fameux glissement de terrain.

55 ans jour pour jour, plusieurs se sont rassemblés autour du site pour honorer la mémoire de ceux qui ont péri durant le glissement de terrain.

Rappelons que la tragédie a coûté la vie à 31 personnes, arrachant aussi à des centaines de familles leur résidence. 14 victimes n’ont d’ailleurs jamais pu être retrouvées. Le bilan aurait d’ailleurs pu être plus lourd s'il n'avait pas eu le match de hockey entre les Canadiens et les BlackHawks de Chicago, qui s'affrontaient ce soir-là, alors que plusieurs étaient éveillés et regardaient le match, qui était rendu en prolongation.

Au lendemain du glissement, les premières images du cratère étaient saisissantes: d’une longueur d'un kilomètre et demi, large de 400 mètres et d'une profondeur de 30 mètres. Cinquante-cinq ans plus tard, on se souvient toujours de cette triste soirée. L’ex-résident de Saint-Jean-Vianney, Alain Blackburn, fait encore visiter le site de son ancienne localité aux gens désireux d’en apprendre davantage sur la tragédie. 

Toutefois, lui et Sylvie Bourgeois, elle aussi ex-résidente de la municipalité, tentent depuis plusieurs années de faire reconnaître le site à sa juste valeur. Parmi leurs demandes, celle qui ferait le plus grand bien au site selon les octogénaires serait une reconnaissance patrimoniale. Selon eux, une reconnaissance permettrait à ce qui reste de la municipalité d’être protégée et obligerait la Ville de Saguenay à réagir sur le manque d’hygiène sur le site.

Sur l'ancienne rue principale, de son nom la rue Saint-Georges, des déchets et du grabuge sillonnent les fossés. Des bornes d'informations, offertes par le musée du patrimoine d'Arvida, ont également été des victimes de cette détérioration du site.

Pour M. Blackburn, le site de Saint-Jean-Vianney, qui a été garni de bornes d'identifications fournies par le musée du patrimoine d’Arvida, est abandonné par les instances gouvernementales. Il précise également que cette situation le désole, car même si les événements du 4 mai 1971 le désolent, il aimerait que cette tragédie soit capitalisée, pour que personne n'oublie ce triste événement.

Aujourd’hui, il ne reste que la rue principale, de son nom la rue St-Georges, ainsi que la rue de l’École, derrière l’église où les vestiges du couvent et du gymnase de l’école, inauguré quelques mois avant les événements, demeurent.

Cependant, mentionnons des avancées ont pu être faites dans les dernières années pour que le site soit reconnu. En 2021, la tragédie fut reconnue comme événement historique national par le gouvernement du Québec, au même titre que la fondation de Montréal, le Grand feu de 1870 et la création d'Hydro-Québec.

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