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Enjeu majeur à Val-Jalbert

D’ici trois ans, certaines maisons pourraient devenir irrécupérables

Le 18 juin 2026 — Modifié à 07 h 12 min
Par Jean Tremblay - Journaliste

Architecte de formation, Christine Vevasseur, nouvelle présidente du conseil d’administration du Village historique de Village historique de Val-Jalbert, depuis le 14 mai dernier, ne cache pas l’ampleur du défi qui l’attend. Selon elle, la préservation du patrimoine bâti doit demeurer la priorité absolue des prochaines années.

« Mon mandat consiste à préserver le patrimoine bâti. Il faut aller chercher toutes les subventions auxquelles nous avons accès. Plus de 50 % des interventions demeurent urgentes », affirme-t-elle.

Certaines résidences du site nécessitent des travaux dans un horizon de un à trois ans. Au-delà de cette période, leur détérioration pourrait devenir irréversible.

La nouvelle présidente rappelle également la déception ressentie par les administrateurs et la direction lorsque le dernier budget du gouvernement du Québec n’a prévu aucune aide financière pour répondre aux besoins du site patrimonial.

« Le défi des prochains mois sera de travailler avec nos partenaires, notamment le ministère de la Culture et des Communications et le Centre de conservation du Québec, afin de consolider nos liens et de trouver des solutions à la hauteur de l’urgence », poursuit-elle.

Des investissements majeurs à réaliser rapidement

Les besoins de restauration du patrimoine bâti atteignent environ 30 M$. De cette somme, près de 15 M$ devraient être investis à court terme afin de stabiliser plusieurs bâtiments.

Près d’une quarantaine d’édifices nécessitent des réparations urgentes pour éviter une dégradation irréversible. Le Vieux Moulin figure parmi les dossiers les plus coûteux. Le seul remplacement de ses fenêtres pourrait représenter une facture d’environ 3 M$.

« Il ne faut pas oublier que notre mission à Val-Jalbert consiste à protéger un patrimoine à la fois bâti et naturel. L’objectif demeure de réaliser le maximum de travaux au meilleur coût possible », souligne Christine Vevasseur.

Miser sur le gros bon sens

Au-delà du financement, les exigences associées à la restauration patrimoniale constituent un autre défi pour les gestionnaires du site.

Les travaux sur des bâtiments patrimoniaux coûtent généralement plus cher que ceux réalisés sur des constructions conventionnelles. Les délais s’allongent, les processus d’autorisation se multiplient et les normes entourant les matériaux ajoutent à la complexité des interventions.

Selon la présidente, certaines exigences pourraient toutefois être adaptées sans compromettre la valeur patrimoniale des bâtiments.

« À certains endroits, les critères de restauration pourraient être assouplis. Cela nous permettrait de réduire les coûts. Nous avons actuellement des discussions avec le ministère de la Culture et des Communications à ce sujet », conclut-elle.

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