Chroniques

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De l’importance des infrastructures sportives

Le 23 février 2023 — Modifié à 10 h 13 min
Par Louis Potvin - Rédacteur en chef

Jasette de la gazette

Vous le savez, je suis un maniaque de sports. C’est une maladie mentale. C’est justement ce qui me permet de faire sortir la pression pour éviter de sauter un « gasket ».

Je ne suis pas le seul. Plein de vieux bonhommes comme moi carburent au vélo, à la natation, ski de fond et autres. Nos jeunes ont aussi besoin de faire du sport. Le hic, plusieurs de nos infrastructures sont vieillissantes et désuètes.

Commençons par Saguenay. C’est tout de même étonnant que de simples nageurs sortent dans les médias pour déplorer l’état des piscines à Saguenay. D’autres pourraient parler des arénas et des stades de baseball.

Pourtant, il y a trois clubs de natation à Saguenay. Ils rivalisent avec les plus gros clubs au Québec qui nagent dans des bassins qui font rêver. Les jeunes d’ici s’accommodent.

L’actuelle administration municipale doit composer avec les décisions ou l’absence de décisions des années passées. On a pris du retard... Et bien, c’est le temps de marquer le coup, prendre des décisions et être un peu visionnaire.

Un exemple, Dolbeau-Mistassini.

L’administration municipale a été visionnaire et s’est préparée afin d’avoir des plans pour rénover ses deux arénas quand les programmes gouvernementaux généreux ont passé.

Quelques années plus tard, les élus et la population ont même eu le culot de déposer un projet pour un mégacomplexe aquatique qui fait l’envie de la région.

On y retrouve aujourd’hui, sous un même toit, une patinoire, une piscine et un espace vaste pour la gymnastique.

Saguenay devrait s’en inspirer ou bien imiter Alma et d’autres grandes villes du Québec qui disposent d’un mégacomplexe sportif qui regroupe deux glaces, une piscine, des gymnases et autres. Et ce, greffé à une école.

Est-ce qu’on pourrait greffer ce complexe à celui du stade de soccer? Est-ce qu’on devrait le faire à l’UQAC pour avoir un complexe comme les universités américaines?

Ailleurs

La problématique est aussi criante à Saint-Félicien où l’aréna et le centre de ski et de vélo de montagne auraient besoin d’amour. D’ailleurs, deux personnes se sont présentées à la dernière séance publique du conseil pour réclamer des investissements.

Tout est une question de volonté… et d’obtenir des subventions…

Évidemment, les villes n’ont pas les capacités de payer des sommes si importantes de plusieurs millions de dollars. C’est là que le gouvernement doit intervenir. On prône de saines habitudes de vie. Pour ce faire, ça prend des infrastructures de qualité et mettre en place des programmes pour inciter les villes à déposer des projets. Les municipalités doivent donc être prêtes et avoir des plans dans leur carton. Car souvent, c’est premier arrivé, premier servi.

Il ne faut jamais oublier que le gouvernement gère notre argent.  J’aime autant qu’on investisse des millions pour une piscine ou un aréna qu’on octroie des subventions à des multinationales riches. Je fais ici référence à la subvention de 7,8 M$ qu’a reçus Rio Tinto pour réduire les émissions de GES. Non, mais…

Avec cette somme, Saint-Félicien aurait réalisé son plan de développement de Tobo-ski de 8 M$ et Saguenay aurait reçu un bon coup de pouce pour une piscine.


Chaque semaine, un membre de l’équipe de Trium Médias prend parole sur un sujet de son choix, c’est La Jasette de la gazette. 

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