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Les artisans de Lance et compte partagent leur fierté

Le 18 novembre 2010 — Modifié à 00 h 00 min le 18 novembre 2010
Par daniel migneault

Lance et compte imprègne l’univers télévisuel québécois depuis maintenant 25 ans. La transition au grand écran est maintenant complétée. Les artisans de la série ont tous leurs souvenirs et leur petite histoire autour de Lance et compte. L’Étoile du Lac a recueilli leurs commentaires lors de la Première du long-métrage à Roberval.

Réjean Tremblay, auteur

« Pour moi, c’est toujours agréable de revenir dans la région, particulièrement à Roberval. C’est ici, lors du match Hockeyville en 2008, que l’idée m’est venue pour le film de Lance et compte. On a toujours un bel accueil ici. Quand j’écris un scénario, je le vis à fond. Ça a été difficile pour moi de faire mourir certains de mes personnages. Ensuite, c’est difficile de le confier dans les mains des autres. J’ai dû apprendre à travailler avec un nouveau réalisateur pour le film. L’industrie de la télévision et du cinéma est très différente aujourd’hui. Par exemple, pour un épisode de Lance et compte, on a 150 000 $ de moins qu’il y a 25 ans! Il faut souvent faire des miracles. J’aime toujours faire du journalisme et écrire de la fiction. J’ai besoin des deux. Souvent, ce qu’on trouve dans Lance et compte est beaucoup plus vrai de ce qu’on peut lire dans le journal. Il y a beaucoup de contraintes dans le journalisme! »

Caroline Héroux, productrice

« Je suis très satisfaite du produit final. C’est au-delà de nos espérances. Je suis très excitée de présenter le film au public. Je le supporte à 200 %. Les gens verront une histoire différente de ce qu’ils sont habitués de voir, une intrigue très dramatique. Malgré tout, je pense que nous n’avons pas dénaturé les personnages. Marc Gagnon, Suzie Lambert et Pierre Lambert demeurent les mêmes. Lance et compte dure depuis 25 ans et ce n’est pas fini. Le citron n’est pas encore pressé. Le tournage d’une nouvelle série devrait débuter au printemps 2011. Tant qu’il y aura de bonnes histoires, il y aura des séries. Nous sommes très heureux de présenter le film en Première à Roberval. C’est très rare qu’on vient ici pour la sortie d’un film. Comme le début du film se passe à Roberval, c’était le meilleur endroit pour amorcer notre tournée. »

Frédéric D’Amour, réalisateur

« J’ai essayé de rendre le film le plus crédible possible dans le contexte de l’accident qui décime le National et la reconstruction de l’équipe. J’espère avoir su transmettre les émotions. Bien sûr, c’est très différent de mes autres réalisations. Je m’adapte à chaque projet que j’entreprends. Quand on m’a approché pour le film, j’ai accepté très rapidement. Ensuite, je me suis rendu compte de la pression que je venais de me mettre en acceptant de prendre part à cette dynastie. Mais l’équipe m’a très bien accueillie. J’ai beaucoup aimé me déplacer à Roberval pour le tournage. Je poursuis sur la lancée en réalisant la série Lance et compte. Il y a 25 ans, j’étais dans la foule à Québec lors du tournage des premières séries. Aujourd’hui, c’est un rêve qui se réalise. »

Éric Hoziel (alias Mac Templeton)

« Le rôle de Mac Templeton est le premier de ma carrière. Il me tient vraiment à cœur. Je suis heureux de faire partie de la série depuis 25 ans. Il y a des personnes qui disparaissent, mais j’y suis toujours. C’est une grande famille, Lance et compte, et c’est pareil depuis le début. Tous les nouveaux qui se rajoutent au fil des séries intègrent bien la famille. Nous sommes très proches les uns des autres. À chaque fois qu’on se retrouve sur le plateau, c’est toujours agréable et particulier. Au début de Lance et compte, je patinais sur la glace; aujourd’hui, je suis derrière le banc. Mon rôle a évolué. J’ai vieillis, ça fait partie de la vie. De revenir à Roberval aujourd’hui, c’est très agréable, car on avait été très bien accueilli lors du tournage. »

Louis-Philippe Dandenault (alias Francis Gagnon)

« C’est un cadeau de personnifier le fils de Marc Gagnon depuis maintenant 10 ans. J’apprécie de jouer un rôle et de faire partie de l’aventure. C’est un travail rêvé. On a beaucoup de plaisir à jouer et à procurer du plaisir aux gens. Je ne peux pas demander mieux. Mais moi aussi, je commence à vieillir. À 37 ans, je suis toujours capable, mais ma carrière achève. En ce qui concerne le film, je pense que la transition de la télévision s’est faite en douceur. C’est certain que l’histoire est très dramatique. Mais avec une équipe d’acteurs chevronnés, c’est encore plus facile de s’imprégner du personnage. D’ailleurs, Francis Gagnon vivra d’importants changements dans sa vie. J’espère que le public appréciera. »

Karim Toupin-Chaieb (alias Mathias Ladouceur)

« Au fil du temps, je suis véritablement devenu Mathias Ladouceur. Les gens m’en parlent beaucoup. C’est un rôle qui me suit. Je suis marqué par ce personnage. Mathias Ladouceur a vécu plusieurs épreuves dans Lance et compte. L’auteur a fait évoluer le personnage. C’est un beau cadeau de jouer un rôle comme celui-ci pendant 10 ans. C’est une chance extraordinaire. J’ai toujours écouté Lance et compte. Quand j’étais jeune, je « trippais » sur Marc Gagnon, un petit peu plus que sur Pierre Lambert. Aujourd’hui, c’est mon « coach ». »

Paul Doucet (alias le maire de Québec)

« J’arrive dans Lance et compte dans un contexte tout à fait particulier. Je n’ai pas eu trop de misère à m’intégrer. Mes scènes sont concentrées avec Marc Messier, que je connais bien. J’étais très à l’aise. Mon personnage se fait « ramasser » à quelques reprises par Marc Gagnon pendant le film. Ce sont de belles scènes. Pour un acteur, avoir la chance de jouer dans cette franchise, qui a marqué l’histoire du Québec, c’est très spécial. Lance et compte a changé la façon de faire de la télévision. Aujourd’hui, j’ai pu avoir la chance de mettre le chandail du National et de chausser les patins. C’est très excitant! »

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