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Martin Cloutier déçu des changements à Val-Jalbert

Le 26 juillet 2010 — Modifié à 00 h 00 min le 26 juillet 2010
Par julie lambert

Martin Cloutier déçu des changements à Val-Jalbert

Le responsable à l’animation de Val-Jalbert, Martin Cloutier, se dit très peiné des changements apportés à l'animation pour la prochaine saison estivale. Il ne restera plus que trois comédiens au sein de son équipe.

« Je ne cacherai pas que j’ai de la peine. On a un manque à gagner. Depuis 2001, l’achalandage des groupes européens a beaucoup diminué. C’est un minimum de 50 000 personnes de moins depuis 2000 ici à Val-Jalbert», souligne le comédien Martin Cloutier.

Il y aura moins de tableaux d'animation. Les gens ne verront donc plus d’animation au couvent-école, au bureau de poste et n'apercevront plus les bûcherons en action. Les trois comédiens présents se sépareront donc les journées de la semaine et chacun leur tour attendront les visiteurs au débarquement des autobus pour leur faire visiter le site.

La décision a été prise par la direction qui devait faire face à un manque de liquidités. «Le village s’autofinance, mais l'an dernier, il y a eu des rénovations au Village. D’habitude, nous avons juste assez d'argent pour payer les salaires. En plus, cela fait trois ou quatre ans que nous avons un déficit de 15 000$ à 20 000$ par année. Je suis tombé de haut quand j’ai su que l’on coupait de plusieurs milliers de dollars mon budget pour l’été», soutient Martin Cloutier.

M. Cloutier souligne que de plus en plus de régions développent leur industrie touristique. Il y a maintenant plusieurs choix qui s’offrent aux vacanciers. Cette forte concurrence fait en sorte qu’il est plus difficile de se démarquer.

L’interprète du maire de Val-Jalbert ne baisse cependant pas les bras. «Le projet d’une centrale hydroélectrique serait bénéfique, car le village ne marche pas l’hiver. C’est à cette période que la rivière a le plus fort débit comparativement aux autres rivières du Québec. Cela permettrait ainsi d’avoir d’autres sources de revenus», explique M. Cloutier.

D’après lui, la fermeture du village en 1927 découle du fait que les gens avaient mis tous leurs œufs dans le même panier et il faut retirer une leçon de cette erreur-là. « Ce qu’il faut en apprendre est justement de ne pas faire la même chose que par le passé. Actuellement, c’est seulement le tourisme qui fait vivre Val-Jalbert. Il faut faire attention parce que s’il y a une baisse, qu’est-ce qu’on peut y faire? Cette année, il va y avoir moins d’animation et pour l’année prochaine je ne le sais tout simplement pas», conclut le responsable.

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