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Industrie du bleuet : « tôt au tard, ça va péter! »

Le 08 mars 2011 — Modifié à 00 h 00 min le 08 mars 2011
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Industrie du bleuet : « tôt au tard, ça va péter! »

Le producteur de bleuets de La Doré, Daniel Gobeil, est convaincu, preuves à l’appui que les propriétaires d’usine de bleuet ont gardé des revenus appartenant aux producteurs depuis environ 11 ans.

Depuis déjà plusieurs mois, Daniel Gobeil travaille à prouver ses allégations avec une série de tableaux, de chiffres, de statistiques et de contradictions chez certains décideurs dans l’industrie du bleuet : « L’abcès va crever bientôt et à la prochaine assemblée générale en avril, c’est sûr et certain qu’il devra se passer quelque chose », affirme Daniel Gobeil.

Le Syndicat des producteurs de bleuets (SPB) a signé une convention dictant les règles et la marche à suivre de la cueillette du bleuet jusqu’à la vente de celui-ci. Les propriétaires d’usine traitent et vendent les bleuets aux profits des producteurs. Par la suite, la redevance est comptabilisée à partir du coût de traitement du bleuet (établi entre les parties) et selon le prix vendu sur le marché. Pour Daniel Gobeil, la convention de mise en marché stipule que les producteurs de bleuets sont propriétaires des bleuets jusqu’à la vente finale. Donc, les acheteurs de bleuets effectuent la vente au bénéfice des producteurs. Selon ses dires, ce n’est pas comme cela qu’on procède présentement, car les vérifications d’usage sur les chiffres provenant des transformateurs ne sont pas vérifiées par le Syndicat des producteurs de bleuets.

Le producteur de bleuets de La Doré est convaincu que les décideurs de l’industrie du bleuet se sont même fourvoyés publiquement sur ce sujet. Il relate avec des preuves d’articles de journaux provenant de médias, dont le Journal L’Étoile du Lac a reçu copie, que l’ancienne administration du Syndicat des producteurs des bleuets mentionnait à l’époque qu’il avait un accès à la comptabilité des transformateurs, ce qui a été confirmé par l’un des propriétaires et transformateurs de bleuets.

Sauf, que récemment, le nouveau président du Syndicat des producteurs des bleuets, Marc Larouche, a affirmé « vouloir mettre de l’ordre dans la façon de faire des transformateurs et exige plus de transparence ».

Donc, cela signifie que le syndicat n’a pas accès aux chiffres des entreprises de l’industrie du bleuet. Le conseil d’administration désire qu’un comptable épluche les chiffres des transformateurs afin ce qu’ils reçoivent leur juste part de la vente des bleuets.

Qui dit vrai?

Selon Daniel Gobeil, les preuves sont là sur papier pour vérifier ses dires ou bien quelqu’un quelque part a menti. Qui dit la vérité? Est-ce que les chiffres de l’industrie du bleuet ont été vérifiés et si oui, par qui? Pourquoi les chiffres ne correspondent pas avec ceux du « Food Institute and drug administration », un organisme américain? Daniel Gobeil pose ces questions suite à ses recherches : « Comment se fait-il que la convention entre les producteurs et les transformateurs soit signée depuis 12 ans et que le syndicat n’ait pas encore accès à tous les chiffres comme le stipule l’entente? », se demande-t-il.

Demande d’une enquête publique

Au printemps prochain à l’assemblée générale annuelle, Daniel Gobeil va proposer au Syndicat des producteurs de bleuets « de demander formellement à la Gendarmerie Royale du Canada (GRC), division des crimes économiques d’enquêter dans l’industrie du bleuet sur une possible conspiration qui avait pour objectif de démunir les petits producteurs de bleuets d’une grande partie de leur argent ». Il demande l’appui de tous les producteurs lors de cette assemblée.

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