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Le temps supplémentaire affecte les infirmières au CSSS Domaine-du-Roy

Le 07 novembre 2012 — Modifié à 00 h 00 min le 07 novembre 2012
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Actuellement, aucun nombre d’heures maximales de travail par jour n’est prévu aux conventions collectives des infirmiers et infirmières du Québec. Les recours au temps supplémentaire (TS) et au temps supplémentaire obligatoire (TSO) soulèvent beaucoup d’interrogations.

Selon la responsable du Syndicat des infirmiers et infirmières du CSSS Domaine-du-Roy, Nancy Ouellet, un manque d’effectif, surtout au niveau des infirmières cliniciennes, serait à la base du problème de surtemps. Du temps supplémentaire obligatoire leur est donc souvent exigé, allant même jusqu’à 16 heures de travail par jour.

En moyenne chaque semaine, de 25 à 35 quarts de travail en temps supplémentaire sont effectués par les infirmiers et infirmières. Environ 5 à 10 quarts de travail en temps supplémentaire obligatoire leur sont imposés, selon Mme Ouellet.

« Nous parlons de pénurie, mais 54 % des infirmiers et infirmières sont à temps partiel », souligne la responsable syndicale.

Il faut faire attention avec ces chiffres selon la directrice générale adjointe du CSSS Domaine-du-Roy, Édith Simard. « Il y a plusieurs postes inclus dans ce pourcentage global, qui sont du 7 au 15. Ils ne sont pas à temps complet, mais presque », affirme Mme Savard. « Ce ne sont pas tous des 2 jours/semaine », ajoute-t-elle.

Les départs à la retraite sont eux aussi problématiques. Il faut remplacer ces gens. Ce printemps, 21 départs à la retraite ont été enregistrés au niveau des soins infirmiers. Les quelque 21 finissants du Cégep de Saint-Félicien ne suffisent pas pour combler le manque à gagner et ils ne viennent pas tous travailler à Roberval.

L’union fait la force

Si les deux parties ont des divergences sur certains points, ils collaborent ensemble pour essayer de trouver des solutions aux problèmes de TS et TSO.

L’employeur pense à une approche de mobilité et de flexibilité du personnel infirmier, mais la responsable du syndicat croit qu’une stabilité est nécessaire pour avoir une meilleure qualité de soins.

« Nous ne déplacerons jamais un infirmier ou une infirmière dans un autre secteur, s’ils n’ont pas les compétences appropriées », explique Édith Simard.

« Nous souhaitons avoir un bon climat de travail et notre objectif premier est de baisser le TS et le TSO. Des stratégies à cet effet ont été pensées et des projets ont été présentés récemment au comité de direction », assure la directrice des ressources humaines, Valérie Gagnon.

Ce n’est pas évident de gérer la situation. Les besoins en effectifs sont criants et les soins aux patients doivent se poursuivre. Le personnel en soins infirmiers a une responsabilité très lourde à porter... A-t-il d’autres choix que de poursuivre les heures de travail? La responsable de la Fédération des infirmiers et infirmières du Québec (FIQ), Régine Laurent, explique que même si l’Ordre des infirmiers et infirmières du Québec (OIIQ), n’a pas établi de règles au sujet du maximum d’heures qu’un infirmier ou une infirmière est apte à travailler, il revient à chaque professionnel de juger de sa capacité à continuer de dispenser les soins ou non.

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