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Le CALACS Entre Elles salue le courage des femmes

Le 19 novembre 2014 — Modifié à 00 h 00 min le 19 novembre 2014
Par jules simard

AGRESSIONS SEXUELLES.Une vague de dévoilement d'agressions sexuelles a déferlé sur l'ensemble des continents depuis quelques semaines. Le CALACS Entre Elles du Lac-Saint-Jean salue le courage des femmes qui se sont associées au mouvement de dénonciation d'agressions sexuelles, mais rappelle que la mission de l'organisme est d'accompagner les femmes victimes d'agressions sexuelles à trouver les chemins afin d'apaiser leurs souffrances et retrouver leur équilibre.

Carolyne Goulet est intervenante au Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) Entre Elles du Lac-Saint-Jean dont les services sont offerts sur l'ensemble du territoire soit à Roberval, Dolbeau-Mistassini et à Roberval.

«On est en train de démontrer que les agressions sexuelles sont un phénomène de société, mentionne-t-elle. Le CALACS Entre Elles souhaite que la question des agressions sexuelles devienne un véritable enjeu de société allant bien au-delà d'un sujet d'actualité trop souvent éphémère. Le sentiment d'injustice jusque-là relayé à l'individuel est devenu collectif. Jusqu'à maintenant, plus de 8 millions de femmes ont révélé sur les médias sociaux avoir été victime d'agressions sexuelles. Les violences sexuelles s'inscrivent dans une problématique sociale».

Une commission

L'ensemble des organismes revendique une Commission itinérante semblable à celle qui portait sur la question de mourir dans la dignité. Les regroupements de femmes demandent la tenue d'une profonde réflexion sur les causes, les conséquences et la prévention de la violence à caractère sexuel.

«Nous attendons depuis 2013 le Plan d'action en agressions sexuelles du gouvernement du Québec. Depuis 35 ans, les CALACS ont émis plusieurs recommandations, notamment le retour des cours d'éducation sexuelle qui ont été abolis lors de la réforme scolaire de 2005. On demande des changements de mentalité, on demande de briser les tabous et des mythes face à cette problématique», souligne Carolyne Goulet.

«Les statistiques démontrent qu'une femme sur trois a été victime d'une agression sexuelle depuis l'âge de 16 ans. La honte, la culpabilité et les peurs associées à la violence sexuelle peuvent maintenir les victimes pendant très longtemps dans le silence. De fait, près de 50 % des femmes attendent 13 ans et plus avant de demander de l'aide dans nos centres», de conclure Carolyne Goulet.

L'équipe du CALEACS Entre Elles profite de ce mouvement de solidarité qui s'est amorcé avec #AgressionNonDenoncee sur Twitter pour rappeler aux victimes qu'il existe de l'aide si les femmes victimes d'agressions sexuelles décident ou non d'aller plus loin dans leur cheminement. Une équipe de cinq intervenantes peut les accompagner, les aider et les soutenir.

Agressions sexuelles

-10% des femmes portent plainte à la police

50 % des femmes victimes ont 30 ans et plus

87 % des agressions sexuelles commises dans un domicile privé

90 % des agresseurs connus des victimes

39 % des agressions sexuelles sont commises dans un domicile que la victime partage avec l'agresseur

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