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Faillite de Parasuco: la faute à l'ego et au logo

Le 09 février 2015 — Modifié à 00 h 00 min le 09 février 2015
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CHRONIQUE. Le détaillant québécois Parasuco déclare faillite. Salvatore Parasuco ferme ses sept boutiques. Seules les activités en ligne survivront.

Par Diane Bérard, Les Affaires

Cette faillite était prévisible depuis au moins trois ans. Il existe un signe avant-coureur qui ne trompe pas lorsqu’il est question de marque de vêtements: le logo. Je m’explique.

J’ai longtemps compté parmi les fidèles clientes de la chaîne Parasuco. Leurs jeans étaient bien conçus. Et puis, chaque saison, une ou deux pièces plus originales retenaient mon attention. Des articles mode originaux d’assez bonne qualité pour durer quelques saisons.

Puis, lentement, le logo a pris toute la place. Il est devenu de plus en plus difficile de trouver une création Parasuco qui n’affichait pas le logo et le nom Parasuco. Et ce, de façon de plus en plus criarde d’une saison à l’autre. Or, je refuse de servir de panneau publicitaire aux créateurs ni aux détaillants. Qu’ils investissent en pub.

Ce glissement vers des vêtements au logo tapageur a annoncé le début de la fin pour la marque Parasuco. Il faut comprendre ce qui se cache derrière cette omniprésence du nom. C’est une manifestation de l’ego de l’entrepreneur/créateur. Et lorsque l’ego d’un entrepreneur teinte ses décisions, ça n’augure rien de bon. Il cesse de penser au client.

Salvatore Parasuco n’aspirait plus à ce que ses clients achètent ses vêtements. L’entrepreneur voulait que chaque client fasse la promotion de son nom. Cette arrogance a déclenché la suite. Baisse de la qualité des produits. Réduction de l’effort de créativité. Produits de plus en plus uniformes. Peu à peu, les vêtements Parasuco ont été réduits au rôle de panneaux publicitaires.

http://www.lesaffaires.com/blogues/diane-berard/faillite-de-parasuco-une-question-de-logo-et-d-ego/576074

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