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Une industrie importante, mais incomprise

Le 07 juillet 2015 — Modifié à 00 h 00 min le 07 juillet 2015
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AGRICULTURE. L'industrie agroalimentaire est fleurissante au Québec, mais elle est également incomprise. À Saint-Prime, quelques producteurs ont accepté de faire une table ronde afin de dévoiler les réalités de leurs professions, mais surtout de leur passion.

L'industrie agricole s'est diversifié au fil des ans. Bien que des productions laitières disparaissent, l'exploitation des champs se poursuit. Des fermes céréalières et maraichères s'implantent sur le territoire. Bien qu'une personne sur huit au Québec soit liée au domaine agricole, ce secteur économique touche toute la population.

« Depuis deux à trois ans, nous sommes dans une bonne phase. Les prix ont augmenté et les taux d'intérêt sont incroyablement bas. Cela stimule l'investissement. Nous avons tous des projets d'envergure pour nos entreprises. Le milieu primois est bon pour nous. Les terres sont bonnes, le milieu est actif, nous avons accès à des services agricoles de proximité. Il y a de la place à rêver et à prendre de l'expansion », mentionne Christian Taillon de la Ferme Taillon et fils inc.

Le désir de se développer, de fournir un produit de qualité est la motivation première de ces entrepreneurs. Par contre, il y a toujours quelque chose qui vient planer au-dessus de leur tête : « On ne peut pas s'arrêter devant l'incertitude. Nos projets et nos visions, nous devons les réaliser. Nous devons avoir confiance aux gens qui sont au-dessus de nous, même s'ils prennent parfois des décisions qui nous font avaler de travers. Il est important de maintenir en vie notre industrie laitière régionale via la gestion de l'offre. Pour cela nous avons besoin d'être écoutés par les gouvernements, mais également par la population », affirme Louis Laroche de la Ferme Laroche et frère.

Risques

L'agriculture demeure une industrie incomprise : « Les gens pensent que notre industrie est énormément subventionnée et que dès qu'on se fait couper un cent, on pleure. Ce n'est véritablement pas le cas. Je viens d'investir plus de 3 M$ et je n'ai eu aucune aide. Nous prenons des risques énormes qui reposent simplement sur nos épaules, mais nous les prenons afin de devenir des entreprises performantes et innovantes afin de permettre à la région de se distinguer. Après tout, c'est l'ensemble de la population qui, bien que de manière non directe, consomme le fruit de nos efforts », ajoute M. Laroche.

On dit qu'une entreprise agricole investit annuellement en moyenne 100 000 $. Dans plusieurs cas, les sommes sont bien plus élevées. Christian Taillon ainsi que les jeunes frères Olivier et Samuel Delisle installeront dans leurs fermes un robot d'alimentation. En plus de leur donner plus de liberté, le système permettra d'augmenter la qualité de l'alimentation du troupeau. Le tout est relié à une application sur téléphone intelligent. C'est un avantage important quand vient le temps de réfléchir à la relève.

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