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Frédéric Martineau : de héros à saltimbanque

Le 20 juillet 2016 — Modifié à 00 h 00 min le 20 juillet 2016
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FEU. Frédéric Martineau a un parcours qui pourrait sembler paradoxal pour certains, mais qui pour lui est une suite logique. Originaire de Saint-Félicien, mais aujourd’hui établi à Montréal, Frédéric Martineau est pompier de formation. Un événement marquant a fait qu’il a décidé de jouer avec le feu plutôt que de l’éteindre.

« À la fin de ma formation en sécurité et incendies, je n’étais pas prêt à travailler. Je voulais voyager. À l’époque, avec mon ami et colloque, qui se nomme également Frédéric, nous avons pris une année sabbatique afin d’aller visiter l’Asie du Sud-Est. C’est au Cambodge que nous avons eu notre premier contact avec les spectacles de maniement du feu, alors que nous travaillions dans un bar sur le bord de la plage. Lors d’un spectacle, nous avons eu une révélation. On voulait faire ça. À partir de ce moment, nous n’avions que ça en tête. Nous avons commencé à pratiquer là-bas », mentionne Frédéric Martineau.

Ce dernier se spécialise dans le maniement des poïs. Il s’agit de chaîne dont l’une des extrémités est enflammée.

« On parle souvent de cracheur de flammes, mais ce n’est que 5 % de notre discipline. Il y a énormément de possibilités, mais il n’y a pas de formation. Par contre, l’apprentissage est à l’infini. Il y a toujours quelque chose à expérimenter afin d’amener plus loin cet art. On peut voir rapidement et concrètement les résultats. C’est un univers stimulant », souligne M. Martinau.

Une philosophie

C’est donc de manière autodidacte que le maniement du feu a pris sa place dans la vie de Frédéric. Cette véritable passion s’accompagne d’une philosophie.

« Quand on met le feu à nos équipements, on ajoute la petite variable de risque. À ce moment, on rentre dans ce que l’on appelle le “flow”. C’est un état second, où plus rien n’existe. On oublie l’espace et le temps. On s’harmonise avec les éléments et on danse avec eux. Cette philosophie asiatique nous a interpelés. Nous avons donc décidé de la ramener au Québec et de la mélanger à notre authenticité. C’est le choc des cultures qui a donné vie à nos spectacles », mentionne M. Martineau.

À l’infini

Frédéric Martineau et les Productions FEROS tentent donc d’apporter à d’autres niveaux cette passion. Le maniement du feu peut s’adapter à tous les types d’événements, et ce, en été ou en hiver.

« C’est un mélange de cirque, de danse, d’arts martiaux, de maniement d’armes, etc. On mélange diverses techniques ce qui nous permet de nous adapter à tous les événements. Lors d’un spectacle, l’effet “WOW” est toujours présent. Les gens ne sont jamais déçus. On veut vraiment tirer notre épingle du jeu, c’est pour cette raison que l’on tente de faire toujours preuve de créativité. On souhaite faire des collaborations, comme celle que nous allons faire avec Natalie Simard, afin de prouver que nous pouvons nous adapter à d’autres styles », explique Frédéric Martineau.

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