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Lingerie Gilles Marcoux ferme après 42 ans à Lac-Bouchette

Le 24 juillet 2016 — Modifié à 00 h 00 min le 24 juillet 2016
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LAC-BOUCHETTE. Gilles Marcoux et sa conjointe Andrée Fortin ne tourneront plus la clé dans la porte de leur commerce tous les matins à 8 h. Après 42 ans de services dans la localité de Lac-Bouchette, le charmant couple a décidé de fermer leur boutique et de s’accorder des moments de repos.

La boutique Lingerie Gilles Marcoux a ouvert ses portes au milieu des années 70. À l’époque, le commerce vendait des vêtements pour hommes, dames et enfants, ainsi que des chaussures. Avec les années, de nouvelles marchandises ont pris place dans le commerce et d’autres ont été retirés des tablettes. Les vêtements de travail ainsi que le matériel d’artisanat ont pris place sur la grande majorité des tablettes.

« La boutique s’est transformée au même rythme que le village s’est transformé. Au début, la population s’élevait à tout près de 1900 habitants, avec les années le nombre a décliné. Nous sommes restés debout malgré des années difficiles afin de desservir notre clientèle d’ici, mais également des autres municipalités », explique M. Marcoux.

Plusieurs citoyens de Lac-Bouchette ont grandi avec ce commerce.

« Je vais toujours garder de bons souvenirs. J’ai toujours aimé le service à la clientèle. J’ai travaillé dans le bois pendant 5 ans, avant de devenir propriétaire d’une station-service. Je suis retourné par la suite encore 5 ans dans la forêt. Une fois cette période passée, je devais me trouver une nouvelle carrière. J’ai donc acheté ce bâtiment commercial », souligne Gilles Marcoux.

Celui-ci a tenu le commerce avec sa femme Andrée. Une grande partie de leur vie et de leurs souvenirs sont fixés entre les murs du bâtiment.

« Nous sommes mariés depuis 48 ans. Notre maison est collée à la boutique. Nous avons élevé nos quatre enfants tout en tenant continuant de répondre à nos clients. Laissez-moi vous dire que c’était parfois chaotique », souligne Mme Fortin.

Un point de service

Le commerce de M. Marcoux a toujours été un point de service portant au cœur de la municipalité de Lac-Bouchette. Il était situé sur la rue principale à proximité de la caisse et de l’épicerie.

« Nous avons été un comptoir Sears pendant 35 ans. Ce dernier a fermé dernièrement. Nous étions également un point de dépôt pour Purolator. Ce ne sont pas des services qui nous rapportaient énormément, mais nous étions heureux de pouvoir l’offrir à la population », souligne Gilles Marcoux.

C’est également l’une des raisons qui expliquent pourquoi on trouve tant de choses dans ce commerce allant de la laine, aux matériaux de couture, en passant par la papeterie, l’artisanat et les vêtements de travail.

« Être commerçant, c’est une vie de risques. On tente des choses si ça fonctionne, tant mieux. Par contre, si la clientèle n’a pas d’intérêt, on paye. C’est ce qui explique que le commerce s’est toujours transformé en fonction de sa clientèle et de ses besoins », souligne le propriétaire.

Première vacances

Le couple n’a jamais pris de vacances. Possédant un chalet à proximité, ils s’exilaient quelques heures ou quelques jours sans plus.

« Les premiers temps vont certainement être plus difficiles. Ça va nous manquer. Par contre, il y a tellement de choses à faire au chalet. On aime la pêche, mais nous avons peu de temps. Nous allons prendre le temps maintenant. Nos enfants sont au loin, on ne va pas souvent leur rendre visite par manque de temps. Cette retraite va nous donner le temps », raconte M. Marcoux.

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