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Travailleurs étrangers : Le Lac-Saint-Jean terre d’accueil de choix!

Janick Émond
Le 10 septembre 2021 — Modifié à 14 h 30 min le 10 septembre 2021
Par Janick Émond - Journaliste

Travailleurs étrangers : Le Lac-Saint-Jean terre d’accueil de choix!

Il suffit d’aller à l’épicerie pour le constater, d’une année à l’autre, le Lac-Saint-Jean accueille toujours plus de personnes immigrantes. Une réponse directe à la pénurie de main-d’œuvre. Et ces travailleurs sont une réussite d’intégration.

Depuis 2019, une quinzaine de soudeurs mexicains ont rejoint les rangs du Groupe LAR, une entreprise spécialisée dans l'assemblage d'équipements mécanosoudés à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.

Parmi eux, Carlos Carriollo Velazquez, un soudeur à la recherche de meilleures conditions de vie.

« Quand je travaillais au Mexique, je devais constamment changer d’endroit pour travailler, c’était très fatigant. En plus de ça, la plupart du temps, je devais travailler dehors, en plein soleil. Ici, c’est beaucoup plus simple. J’ai de meilleures conditions et je peux travailler pour un seul employeur », explique-t-il.

Ayant la ferme intention de finir ses jours ici, celui-ci n’a pas tardé à faire venir son épouse. Elle travaille maintenant pour la charcuterie de Nutrinor et est ravie de sa nouvelle vie.

« Au Mexique, les femmes gagnent encore beaucoup moins que les hommes. Elle est très reconnaissante de pouvoir avoir un salaire plus juste », fait valoir son mari.

Question d’officialiser leur nouvelle vie au Lac-Saint-Jean, Carlos et sa femme ont même donné naissance à un petit garçon il y a quelques mois.

Fonder une famille

Par ailleurs, fonder une famille, c’est bien ce que compte faire Pedro Sosa Facundo, lui aussi soudeur pour le Groupe LAR.

« C’est un meilleur endroit pour élever des enfants. C’est tranquille, il y a de meilleures opportunités professionnelles et le gouvernement est plus ouvert à nous aider quand on en a besoin. »

De plus, il affirme que de toute sa vie, il n’a jamais vécu quelque part où on le traitait aussi bien qu’ici. « Je peux seulement dire du bien des gens qui habitent au Lac-Saint-Jean ».

Domaine-du-Roy

La croissance de la population immigrante est observable partout autour du lac.

Comme à Roberval, où depuis deux mois, la résidence pour aînés Émeraude peut compter sur l’aide de la préposée aux bénéficiaires tunisienne Houda Dabech.

Accompagnée de ses trois enfants et de son mari, désormais technicien en mécanique chez Produits Gilbert, Houda était aussi à la recherche de jours meilleurs.

« Depuis que je suis arrivée, je ne me suis jamais sentie comme une intrue. Ma vie, c’est ici que je veux la faire », affirme-t-elle.

La femme estime qu’il lui sera beaucoup plus facile d’offrir des études à ses enfants.

Maria-Chapedelaine

Le haut du lac ne fait pas exception et s’appuie de plus en plus sur la main-d’œuvre étrangère. C’est ainsi qu’il y a cinq mois, Emmanuel Kassegne a quitté le Togo pour Dolbeau-Mistassini. Depuis, il prête main-forte à Bleuet Nordic en tant qu’opérateur de machinerie et affirme avoir été chaleureusement accueilli par sa nouvelle équipe de travail.

« Maintenant, j’espère juste que ma copine va pouvoir venir me rejoindre pour qu’on fasse notre vie ici. Je l’aime et elle m’aime, alors je fais confiance à la vie. »

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