Actualités

Temps de lecture : 1 min 50 s

Pour survivre, l’industrie du transport doit se réinventer

Jean Tremblay
Le 24 septembre 2022 — Modifié à 09 h 04 min
Par Jean Tremblay - Journaliste

Le vieil adage « Plus rien ne tient la route » n’aura jamais été aussi vrai lorsqu’on parle des nouvelles réalités de l’industrie du transport. La donne a changé depuis le début de la pandémie.

Le traditionnel modèle d’affaires des routiers a complètement changé. Les entreprises de camionnage font face à de nouveaux défis insoupçonnés qui exigent des gestionnaires d’adopter une nouvelle gymnastique.

« L’augmentation des coûts d’opération et la pénurie de main-d’œuvre se sont fait sentir davantage au cours de la dernière année », mentionne Gilles Dallaire, propriétaire de Transport NAC de La Doré.

Quarante personnes y trouvent un emploi, mais on manque de bras.

« Demain matin, je pourrais facilement faire travailler cinq autres personnes pour réussir à accomplir tout le travail requis. Avant la pandémie, il était plus facile de pourvoir les postes vacants. Mais là, c’est différent. »

Pénurie de main-d’œuvre et beaucoup plus

Cette pénurie de main-d’œuvre est causée, entre autres, par l’augmentation généralisée des salaires.

« Face à l’inflation qui a causé une augmentation des prix à la consommation, plusieurs entreprises offrent des salaires très intéressants aux employés. On doit composer avec une compétition réelle pour l’embauche de nouveaux employés. Et il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas que le coût de la main-d’œuvre qui nous affecte. Le coût du diesel a explosé. C’est la même chose pour les pièces et les pneus. »

Des hausses de coûts de production qui nécessitent des ajustements. Pour certaines entreprises de transport comme Transport NAC de La Doré, elles réussissent à ajuster leurs tarifs par rapport à l’augmentation du coût du diesel.

« Ce n’est toutefois pas possible pour les autres frais d’opération. Nous, on signe avec nos clients des contrats valides pour plusieurs mois. On ne peut pas demander une réouverture de ces contrats lorsque, par exemple, le coût des pneus augmente. Il faut attendre le renouvellement des contrats pour ajuster nos tarifs », explique Alain Dallaire, le père Gilles.

Difficile l’embauche d’immigrants

Pour de nombreuses entreprises, l’embauche de personnel provenant de l’étranger demeure une solution viable. Ce n’est toutefois pas le cas pour l’industrie du transport.

« Les personnes qui immigrent au Canada proviennent généralement de pays qui ne connaissent pas la neige. Conduire un camion sur une chaussée glacée, ce n’est pas pareil », ajoute-t-il.

Transport NAC dispose de 32 tracteurs dont trois en réserve, une nécessité dans un contexte de rareté pour les pièces.

« On n’a pas le choix. La rareté des pièces fait en sorte qu’on doit posséder, chez nous, trois camions en réserve pour remplacer ceux qui ne peuvent être réparés. Récemment, j’en ai eu un qui a passé trois mois et demi au garage avant de pouvoir réparer la transmission. »

 

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 12h00

Une soirée casino lucrative pour la Fondation du Cégep de St-Félicien

Le vendredi 13 mars dernier, le Cégep de St-Félicien a pris des airs de casino à l’occasion de l’événement « Lac-Vegas », une soirée-bénéfice organisée au profit de la Fondation de l’établissement d’enseignement supérieur. Placée sous la présidence d’honneur d’Isabelle Genest, directrice générale de la Société d’Histoire et d’Archéologie de ...

Publié hier à 10h00

Granules LG place l’humain au premier plan

Ayant récemment franchi le cap des 30 ans d’existence, Granules LG se distingue par une approche centrée sur l’humain, que ce soit par un recrutement axé sur le savoir‑être ou par des investissements permettant d’adapter les horaires grâce à l’optimisation des équipements. Le directeur général, Claude Boudreault, et la coordonnatrice aux ...

Publié hier à 9h00

Le Bloc Québécois demande un projet-pilote pour l’ARC dans la région

À la suite de rencontres avec les représentants syndicaux de l’Agence du revenu du Canada (ARC), les députés bloquistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Mario Simard et Alexis Brunelle-Duceppe réclament la mise en place d’un projet-pilote visant le rétablissement de comptoirs de service physiques de l’ARC dans la région. Les députés soulignent que les ...

Abonnez-vous à nos infolettres

CONSULTEZ NOS ARCHIVES