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Projet de traité Pétapan

« Mauvaise foi de Québec » disent les chefs innus et « on avance » dit le ministre

Denis Hudon
Le 12 avril 2024 — Modifié à 21 h 19 min le 10 avril 2024
Par Denis Hudon - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

La date butoir du 31 mars étant échue, les trois Premières Nations innues jugent que le projet de traité Pétapan est dans une impasse et qu’il est même mis en péril « par la mauvaise foi du gouvernement du Québec ».

Le Regroupement Pétapan représente les Premières Nations innues de Mashteuiatsh, Essipit et Nutashkuan dans le processus de négociation territoriale globale en cours avec les gouvernements du Canada et du Québec pour la signature d’un traité.

Si les négociations sur les enjeux sont choses réglées avec le fédéral, il en est autrement avec Québec.

« Nous avons été trompés. Non seulement le gouvernement du Québec a renié son engagement, mais il a imposé un nouveau délai sous prétexte d’un besoin de travail interne de pédagogie auprès des ministres et fonctionnaires concernés », écrivent conjointement dans une lettre les chefs Gilbert Dominique (Mashteuiatsh), Martin Dufour (Essipit) et Réal Tettaut (Nutashkuan).

Du point de vue des trois chefs, les demandes constituaient majoritairement une tentative de s’en prendre à des fondements du projet de Traité et de rouvrir certains chapitres clés déjà négociés.

Pas sur la même longueur d’onde

Sur les ondes de Radio-Canada, le ministre Ian Lafrenière, responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, tenait un tout autre discours.

De son point de vue, les négociations vont bon train. Il disait même « On n’a jamais été aussi près d’une entente ».

Le ministre a poursuivi en rappelant qu’un blitz des négociations est enclenché depuis un an et demi.

Il dit toutefois comprendre une certaine impatience du côté des communautés innues, mais ajoute que les travaux progressent. Le ministre veut s’assurer qu’il y aura une bonne interprétation du traité dans le futur afin d’éviter de se retrouver devant la cour parce que des gens se sentiraient lésés.

« C’est extrêmement technique, mais on avance », a poursuivi le ministre en entrevue sur les ondes de la radio d’État au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

De leur côté, les chefs ne décolèrent pas. « Nous avons été bons joueurs en écoutant les nouvelles demandes du Québec. Il y a des limites à vouloir abuser de notre bonne foi ».

Les chefs se demandent s’ils seront obligés de prendre des actions pour concrétiser l’ambition de trois communautés de construire une nouvelle société basée sur la reconnaissance de leurs droits.

« Aucun scénario n’est exclu, notamment celui de la voie judiciaire que nous considérons très sérieusement », concluent les chefs.

 

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