Actualités

Temps de lecture : 1 min 34 s

Les temps d’attente aux urgences continuent de s’allonger au Québec

Le 20 août 2026 — Modifié à 15 h 59 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

Les Québécois passent plus de temps dans les salles d’urgence, malgré l'augmentation des dépenses du gouvernement en santé au cours des dernières années. C’est ce que révèlent de nouvelles données publiées jeudi matin par l’Institut économique de Montréal (IEDM).

Selon les calculs du think tank montréalais, le temps d’attente médian aux urgences du Québec a augmenté de 41 minutes entre 2018 et 2025 pour atteindre 5 heures et 12 minutes. Concrètement, cela signifie que la moitié des patients ont séjourné plus longtemps que cette durée, tandis que l’autre moitié a quitté l’urgence plus rapidement.

Toujours selon l’IEDM, durant la même période, les dépenses de santé du gouvernement québécois ont bondi de 24,2 milliards de dollars pour atteindre 66 milliards de dollars cette année, une hausse de 57,9 %.

« Malgré l’augmentation rapide des dépenses en santé, les Québécois continuent d’attendre de plus en plus longtemps lorsqu’ils se présentent aux urgences. Ça démontre que le problème n’est pas le financement, mais la façon dont le système est organisé. », affirme Renaud Brossard, vice-président aux communications à l’IEDM.

Certaines régions affichent un bilan pire que d’autres. Laval affiche la durée médiane de séjour la plus élevée, avec 7 heures et 49 minutes. Suivent les Laurentides, à 6 heures et 51 minutes, puis la Montérégie, à 6 heures et 32 minutes. À l’opposé, la Gaspésie présente la durée médiane la plus courte de la province, à 3 heures et 22 minutes. Du Côté du Saguenay-Lac-Saint-Jean, le temps de séjour à l’urgence à atteint 4 heures 42 minutes, plaçant la région au 7e rang sur 15.

« Passer de longues heures aux urgences est peut-être devenu la norme au Québec, mais l’expérience internationale nous montre que ce n’est pas une fatalité. Pour véritablement réduire ces délais, il faut s’inspirer des meilleures pratiques observées ailleurs dans le monde, notamment des systèmes mixtes qu’on retrouve en Europe. », note M. Brossard.

Parmi les pistes de solution avancées, l’organisation suggère au gouvernement d’examiner certaines initiatives mises en place à l’étranger afin d’améliorer l’accessibilité aux soins. Elle cite notamment l’exemple de la France, où des centres médicaux de soins immédiats indépendants des hôpitaux prennent en charge des urgences mineures. L’IEDM mentionne également l’Alberta, qui a récemment autorisé une pratique mixte permettant aux médecins d’exercer à la fois dans les réseaux public et privé.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 13h15

Journée gratuite dans les parcs du Saguenay–Lac Saint Jean

La Sépaq ouvre aujourd’hui gratuitement les portes de ses 23 parcs nationaux pour la 15ᵉ édition de la Journée des parcs nationaux du Québec. Au Saguenay–Lac Saint Jean, l’événement prend une couleur particulière grâce aux trois grands parcs de la région : Pointe Taillon, Monts Valin et Fjord du Saguenay, qui proposent pour l’occasion une ...

Publié hier à 8h00

L’aide à domicile plus accessible que jamais au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Toutes les l’entreprise d’économie sociale en aide à domicile (EÉSAD) du Saguenay-Lac-Saint-Jean auront bientôt accès au Programme d’exonération financière en services d’aide domestique (PEFSAD), dont le principal objectif est de diminuer le coût des soins de sorte à favoriser le maintien à domicile des demandeurs.  Dans la région, toutes les ...

Publié le 11 septembre 2026

Le communautaire à boutte manifestera à Jonquière le 15 septembre

Les organismes communautaires du Saguenay–Lac-Saint-Jean se mobiliseront le 15 septembre devant le bureau de circonscription du député sortant de Jonquière, Yannick Gagnon, afin de réclamer des engagements des partis politiques pour améliorer le financement et les conditions de travail dans le milieu communautaire. L'action régionale du mouvement ...