Culture

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Jérôme Chouinard-Rousseau : ses souliers se promènent sur la planète

Le 15 octobre 2010 — Modifié à 00 h 00 min le 15 octobre 2010
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Jérôme Chouinard-Rousseau : ses souliers se promènent sur la planète

Jérôme Chouinard-Rousseau, designer de souliers pour les plus célèbres stars de ce monde, a démarré sa propre entreprise. Ce petit gars, qui vient de Roberval, étale sa collection devant les acheteurs de prestigieuses boutiques de partout dans le monde.

À 33 ans, Jérôme Chouinard-Rousseau est déjà reconnu mondialement pour être designer de souliers. Il est le second enfant de Régis Rousseau, un professeur de mathématiques et de Madeleine Chouinard, une technicienne en radiologie. D’ailleurs, Jérôme est très reconnaissant envers eux. À la question « qui a reconnu votre talent? », il répond sans hésiter : « Mes parents. Ce sont eux qui m’ont permis de compléter ces belles et grandes études que j’ai faites à Montréal et à Londres. Sans eux, on ne parle pas de découvertes, de rien du tout. Je les remercie», a-t-il tranché.

 

Il vit maintenant à Los Angeles, mais avoue être pratiquement toujours en cavale : « Dans le cadre de mon travail, j’ai eu la chance de visiter une trentaine de pays », a-t-il confié.

Un rêve devenu réalité

Enfant, il rêvait plutôt de nature et d’animaux. Son désir de travailler dans le monde du design n’avait pas encore germé. C’est à l’adolescence, vers 1990, devant son téléviseur et le vidéo-clip « Groove is in the heart », que son cœur s’enflamme pour cette passion. Et, en 5e secondaire, Jérôme Chouinard-Rousseau écrit, telle une bonne prévision de la météo, dans son album de finissants, qu’il rêve de fabriquer des souliers pour Lady Miss Kier, la chanteuse du groupe de Deee Lite. « Dire qu’aujourd’hui, elle est une de mes bonnes amies. J’ai eu la chance de bien la connaître à Londres et elle porte souvent mes chaussures », a confié le designer. « Je ne connaissais pas la mode, je croyais jadis que ce groupe de musique avait inventé ce type de souliers. J’étais vraiment naïf. Les recherches m’ont fait découvrir l’histoire de la chaussure et c’est une belle histoire qui a fait développer cette passion en moi », a déclaré M. Chouinard-Rousseau.

Le ciel est la limite!

De fil en aiguille, son ascension mondiale s’est opérée : « Mes études à Londres m’ont influencé en termes de style, de design, de mode de vie, de culture, etc. Quand j’ai terminé mes études, je suis demeuré là quelques années et grâce à des emplois dans le design, j’ai fait ma marque. Je suis monté peu à peu en bâtissant mon expérience et en élargissant mes contacts. Aussi, il y a deux ans, j’ai démarré ma propre compagnie et c’est là que tout s’est enclenché. Contrairement à ce que des gens pourraient penser, les grandes vedettes ne sont pas des femmes capricieuses, exigeantes ou acariâtres. Ce sont plutôt des gens aimables, talentueux et intelligents », a-t-il témoigné.

 

Après avoir jonglé avec les couleurs, les modèles, les pointures et les styles, après avoir conjugué avec les horaires chargées des stars, après avoir chaussé Charlize Theron, Cameron Diaz, Paris Hilton, Kristen Stewart et une trentaine d’autres, Jérôme Chouinard-Rousseau a un message bien simple, mais tellement éclatant de vérité à livrer. « Je dirais que mon projet de vie était exceptionnel et hors des sentiers battus. Toutefois, comme je ne crois pas au hasard ou au destin, je dirais qu’il faut travailler très fort, que rien ne vient tout seul. Pour connaître le succès, surtout mondialement, je répète, il faut travailler très fort. Aussi, je travaillerai encore plus pour faire connaître davantage ma collection partout dans le monde », a-t-il conclu avec le ton de cette gentillesse qui a sans doute fait sa marque de commerce.

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