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Culture

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Une parcelle de l'Afrique à Roberval en dansant le Gumboot

Le 26 juillet 2010 — Modifié à 00 h 00 min le 26 juillet 2010
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Une parcelle de l'Afrique à Roberval en dansant le Gumboot

La danse ethnique à toujours captivée les Tourbillons du Lac. Dans l'optique de diversifier sa clientèle et d'offrir de nouveaux cours, des cours de gumboot seront offerts dans le début du mois de janvier. Munie d'une simple paire de bottes d'eaux, Marie-Anne Tremblay enseignera les mouvements de base de cette danse aux origines fascinantes.

« Il y a un engouement pour cette danse issue de l'Afrique du Sud, comme Les Tourbillons du Lac se spécialisent dans les danses ethniques, nous avons déniché Marie-Anne Tremblay. Celle-ci suit une formation rigoureuse depuis le mois de juin, ainsi en janvier les gens qui s'inscriront auront une formation de qualité de manière sécuritaire », mentionne Christine Fortin, responsable de la troupe Les Trourbillons du Lac.

Cette danse a été popularisée au Québec dans les années 1990 par « La famille botte » qui ont fait une tournée avec Les Colocs. Dans la région, principalement à Saguenay, la troupe Racines gagne se charge de démystifier le gumboot. Justement, Marie-Anne a été entrainée par l'une des membres de la troupe.

Le gumboot est une danse très technique, il ne faut pas seulement taper sur des bottes de caoutchouc pour se prétendre danseur de gumboot : « Je pensais au début que c'était simple le gumboot. Il y a des positions à respecter lors des frappes, car nous sommes toujours penchés. Il faut avoir un positionnement des plus solides, pour ne pas se blesser. C'est ce qui demande le plus de rigueur, car en général les pas s'enseignement rapidement », mentionne Marie-Anne.

Il n'y a pas de critères de sélection, mais il est essentiel de posséder un intérêt pour la danse et avoir une bonne condition physique, car c'est une danse très énergique : « Il faut taper dans nos mains, jouer avec des instruments de musique, chanter et crier. Il y a une foule de possibilités afin de rendre la danse dynamique et entraînante », mentionne Mme Tremblay.

Un peu d'histoire

« Le gumboot s'est développé dans les mines d'or en Afrique du Sud. Les mineurs noirs travaillaient dans l'obscurité quasi totale au fond des mines d'or. Les conditions de travail étaient extrêmement pénibles et entraînaient souvent des infections et des ulcères, car ils étaient constamment dans l'eau jusqu'aux genoux. Les propriétaires des mines se sont rendu compte qu'ils seraient plus rentables d'équiper leurs travailleurs avec des bottes de caoutchouc plutôt que de gérer des arrêts de travail fréquents. Les travailleurs afin de communiquer entre eux ont développé un code de frappes avec leurs bottes. C'est ainsi que le gumboot a pris forme », mentionne Marie-Anne Tremblay, professeur de gumboot.

Bienvenue messieurs

Le gumboot est reconnu pour être une danse très physique et cardio. Plusieurs troupes de danses spécialisées comptent des hommes ou sont entièrement composées d'hommes. Christine Fortin aimerait bien voir quelques hommes revêtir les bottes de caoutchouc : « Au départ, c'est une danse pour les hommes

Les cours débuteront le 22 janvier en soirée, plus précisément à 18 h 30 pour les 12 à 17 ans et à 20 h pour adultes (18 ans et plus). Le premier cours sera offert gratuitement afin de permettre aux gens de faire connaissance avec cette danse. Il sera possible de s'inscrire avant le premier cours, ainsi qu'après cette même date. Pour des renseignements, il est possible de communiquer avec Christine Fortin au 418-275-2900 et Marie-Anne Tremblay au 418-275-6693

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