Faits divers

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Barricadé pendant 16 heures: Kevin Tremblay s’excuse

Le 28 juillet 2016 — Modifié à 00 h 00 min le 28 juillet 2016
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Barricadé pendant 16 heures: Kevin Tremblay s’excuse

JUSTICE. « Je veux m’excuser pour les événements et leur ampleur. C’est malheureux pour les citoyens autour et pour ma mère. » C’est ce qu’a déclaré Kevin Tremblay lors de son enquête de remise en liberté, aujourd'hui, au palais de justice de Chicoutimi.

L’homme de 34 ans est celui qui s’est barricadé et tenu les policiers en haleine pendant 16 heures les 22 et 23 juillet derniers sur la rue Hemingway à Chicoutimi. « J’en suis gêné et désolé. Un gars qui pète sa coche de même à 34 ans, ça n’a pas sa place », a-t-il avoué avant de répondre aux questions de son avocat, Me Charles Cantin.

Ce dernier suggère comme conditions de remise en liberté une thérapie fermée de quatre mois au Centre Caroline Roy à Saint-Ludger en Estrie. Son client devra par la suite résider chez un couple d’amis à Larouche, ces derniers acceptant aussi de se porter garants d’une caution de 5000$.

Dans son témoignage, Tremblay, qui fait face à huit chefs d’accusation, dont ceux de menaces envers des policiers, d’utilisation négligente d’une arme à feu, de possession d’une arme dans un dessin dangereux, d’avoir braqué une arme à feu, de bris d’ordonnances, d’avoir modifié le numéro de série d’une arme à feu et de bris de probation et d’engagements, dit que cette thérapie va peut-être lui sauver la vie.

« J’ai le mal de vivre. L’autre thérapie suivie en 2014 m’a aidé. Je dois trouver la force de sortir de tout cela. Ça va me donner la chance de me remonter. Je ne suis pas à bout d’âge et je mérite de vivre une autre chance. Monsieur le juge, si vous me donnez la chance, je vais la prendre. »

Rapport policier

Pour sa part, la procureure de la Couronne, Me Sabrina Tremblay s’objecte à cette remise en liberté. Elle a énuméré les grandes lignes du rapport policier et des témoignages de personnes proches de l’accusé au juge Richard P. Daoust, faisant ressortir principalement le goût de mourir de l’accusé.

Parmi les faits relatés dans les rapports policiers, on écrit que Kevin Tremblay aurait dit à plusieurs reprises qu’il voulait mourir, qu’il était instable émotionnellement, qu’il a placé le canon de son fusil dans la bouche plusieurs fois, qu’il pointait son fusil dans les airs et vers la porte ouverte, qu’il disait aux policiers qu’il allait tirer s’ils approchaient, etc.

Quant à Michel Morin, le responsable du Centre de traitement en dépendance Caroline Roy, il est venu à la barre pour expliquer la procédure et l’encadrement offert dans son établissement et aux règles plus spécifiques pour les clients référés par la Cour.

Cette procédure de requête de remise en liberté se poursuivra demain matin.

Leurre informatique

D’un autre côté, Mathieu Gagnon, qui a plaidé coupable de leurres informatiques sur trois mineures et d’un adulte, connaîtra sa peine demain au palais de justice de Chicoutimi.

Hier, les avocats de la défense et de la couronne ont présenté leur plaidoirie devant le juge Pierre Lortie.

Me Nicole Ouellet du ministère public demande une sentence de 30 mois moins les six mois de garde préventive, alors que le procureur de M. Gagnon, Me Louis Belliard a suggéré un emprisonnement de 18 mois.

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