Procès David Claveau : la Défense met en relief les nombreuses contradictions des témoins

Par Daniel Migneault
Procès David Claveau : la Défense met en relief les nombreuses contradictions des témoins

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Me Jean-Pierre Gagnon, avocat de David Claveau, a livré une longue plaidoirie de plus de deux heures afin de souligner les nombreuses contradictions qui se retrouvent dans les témoignages des différents témoins qui ont défilé pendant la semaine du procès.

La crédibilité du témoignage du principal témoin, Benoît Boies, a été au cœur des arguments de la Défense. M. Boies s’est enlevé la vie au mois d’octobre dernier et la Cour a donc dû se baser uniquement sur les déclarations qu’il a faites préalablement aux policiers et lors de l’enquête préliminaire.

Selon son témoignage, Benoît Boies aurait interpellé les policiers alors que l’église Notre-Dame était toujours en flammes. Il leur aurait confié qu’un individu, qu’il hébergeait sous son toit, avait rapporté des objets religieux dans un sac. Lorsque les policiers se sont rendus sur place, ils ont retrouvé une partie des objets en question. Plus tard au cours de la nuit, grâce à la description faite par M. Boies, ils ont pu arrêter le suspect David Claveau.

Le travail des policiers a aussi soulevé des questionnements. La Défense se demande pourquoi Benoît Boies n’a jamais été considéré comme un suspect, étant donné la longue feuille de route judiciaire qu’il avait à son actif. Plusieurs autres personnes auraient pu commettre le crime. Il a aussi identifié plusieurs contradictions du témoignage de Benoît Boies.

Une preuve d’ADN a aussi été trouvée sur deux sacs contenant des objets religieux. Il s’agissait de l’ADN de David Claveau. Toutefois, la spécialiste a aussi retrouvé des traces d’autres personnes sur les sacs en question. Aucune empreinte digitale n’a été trouvée sur les objets religieux et aucune trace d’accélérant n’a été détecté dans l’église.

Certains témoins, qui affirment avoir reconnu David Claveau après l’avoir aperçu dans les médias, ne sont pas crédibles aux dires de la Défense. Malgré les bonnes intentions des témoins, il y a un risque de se méprendre. Aucune parade d’identification n’a été menée, au grand dam de Me Gagnon.

Lors du procès, la Défense a fait témoigner Gilbert Siméon, un témoin présentement détenu, qui affirme avoir connu Benoît Boies en 2006. L’année dernière, Benoît Boies lui aurait demandé d’éliminer David Claveau qui se trouvait en prison à ce même moment. M. Boies lui aurait aussi avoué être l’auteur de l’incendie criminel à l’église Notre-Dame.

En conclusion, Me Jean-Pierre Gagnon souligne que la preuve ne prouve pas la culpabilité de David Claveau hors de tout doute raisonnable. La preuve repose sur le témoignage de Benoît Boies qui n’est pas crédible selon la Défense.(D.M.)

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