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Une fille de chez nous dans la troupe Cavalia

Le 05 juillet 2011 — Modifié à 00 h 00 min le 05 juillet 2011
Par

Sylvie Hébert de La Doré, photographe de profession, travaille maintenant avec la troupe Cavalia depuis trois ans.

Suite au spectacle Cavalia auquel Sylvie assistait pour la troisième fois, elle a demandé à son copain d'aller visiter les écuries attenantes. « Je ne savais pas pourquoi, mais il fallait que j'y aille » , nous a-t-elle rapporté, les yeux pétillants. Rendus sur place, quelle ne fut pas leur surprise de croiser un ami d'enfance qui était le directeur des écuries et qui commençait à travailler pour la troupe. il faut dire ici que Cavalia, c'est 53 chevaux dont seulement deux ne participent pas aux représentations. Et c'est suite à cette rencontre que débuta le nouveau travail de Sylvie Hébert et de son mari.

Un rêve réalisé

Le travail de Sylvie consiste à laver les cinq chevaux sous sa responsabilité, à tresser les crinières après les avoir lavées et brossées. Ce sont toujours les mêmes. Elle débute son travail à 16 h00 et le tout doit être prêt pour 20 h 00, heure du début du spectacle. Il faut environ 45 minutes pour préparer chaque animal. Elle a la responsabilité également de mener les chevaux dont elle s'occupe là où ils doivent être, les faire marcher afin de les réchauffer pour le spectacle, les ramener à leur stalle au retour du spectacle.

Les traitements à l'huile pour le crin, surtout ceux qui en ont un long, qu'appliquait Sylvie Hébert lorsqu'elle s'occupait des chevaux dans son patelin de La Doré n'étaient pas appliqués dans la troupe de Cavalia. Petit à petit, elle a montré les résultats probants de sa méthode, de telle sorte que ses traitements font maintenant partie de la routine de l'entretien du dimanche de tout le groupe des 53 chevaux, le lundi étant jour de congé.

Problèmes particuliers

Nous avons demandé à Sylvie Hébert quelles sont les réactions des chevaux à son contact. « J'avais la garde d'un étalon espagnol noir nommé "Grasiozo" lors de mon arrivée. Il perdait son crin, on ne sait trop pourquoi. Je m,en suis occupé, ai mis des rallonges, son crin étant réduit. Au début, c'était un cheval qui, lorsqu'il me voyait l'approcher, se tournait la tête, les oreilles dressées vers l'arrière, semblant dire: « laisse-moi tranquille ». Comme le cheval était noir, j'ai décidé de lui donner une douche moins souvent qu'aux autres, sa couleur favorisant le tout. J'ai fait plus de brossage et il la confiance s'est rétablie après quatre mois de patience de ma part. Maintenant, il semble anticiper mon arrivée », de nous ajouter Sylvie avec une réelle satisfaction dans le regard.

Avec le calme que l'on lui connait, les chevaux présentant des problèmes de comportement lui sont confiés.

Projets futurs

Faisant partie de Cavalia I depuis deux ans, Sylvie et son mari vont bientôt s'occuper de Cavalia II qui est en rodage présentement. Cette troupe entreprendra une tournée dans les villes américaines. « Une année à la fois nous suffit pour nos projets futurs. nous adorons ce que nous faisons présentement, moi près des chevaux pendant que mon mari s'occupe de logistique avec la troupe. De plus, mon frère Michel s'est joint à la troupe depuis 2010, occupant le poste de plombier » , nous a-t-elle affirmé.

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