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La Traversée prête à toutes éventualités

Le 25 juillet 2016 — Modifié à 00 h 00 min le 25 juillet 2016
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NAGE. On le sait tous, le lac Saint-Jean est une étendue d’eau imprévisible. Les organisateurs de Festirame en ont récemment eu la preuve. Il peut être avoir les allures d’un miroir et s’agiter en l’espace de quelques minutes. À quelques jours de la 62e Traversée internationale du lac St-Jean, l’organisation est prête à faire face à toutes situations.

« La sécurité des nageurs est au cœur de nos priorités. L’encadrement des nageurs, mais également des guides est important. Au fil des années, nous avons fait des investissements afin d’améliorer cet aspect. De plus, chaque année, nous collaborons avec la Sûreté du Québec, mais également avec le Service de sécurité incendie afin de nous assurer que notre plan d’urgence soit à jour », souligne la présidente de l’événement Ginette Fortin.

Chaque nageur se voit attribuer une embarcation qui est munie d’un système de suivi avec un lien radio et un GPS.

« À tout moment de la journée, nous sommes en mesure d’avoir accès aux coordonnées de localisation exacte des embarcations. Ce signal nous parvient par beau temps ou mauvais temps. Le lac est si imprévisible, qu’il faut être prêt advenant de fortes rafales », explique Mme Fortin.

Moment critique

À quel moment, juge-t-on que le lac Saint-Jean est dangereux? La météo peut donner de bons indices. Avec tous les outils technologiques, les responsables peuvent prévoir les cellules météorologiques qui apporteront des vents, de la pluie ou des orages.

« Advenant des conditions difficiles, ce sont nos équipes sur le lac qui prendraient la décision d’évacuer les nageurs. Ce sont eux qui vivent la situation, alors nous leur faisons confiance. Si les vagues sont hautes et que le lac se déchaîne, ils vont prendre la décision la plus sécuritaire afin que personne ne soit en danger », souligne la présidente.

Bien entendu, ce ne sont pas les petites chaloupes rouges qui accompagnent les nageurs qui pourront veiller à la sécurité des nageurs et des guides si le lac se rebelle. C’est pour cette raison que des embarcations plus grandes et plus stables suivent également le peloton. Ainsi, advenant des conditions difficiles obligeant un retrait massif, chaque embarcation serait en mesure de prendre en son bord de 2 à 4 nageurs, ainsi que les accompagnateurs.

Réglementation

La Traversée est également réglementée par la FINA. Ainsi dans les règlements de la nage en eau libre, il est prévu qu’en cas d’orage avec la présence d’éclair, il est obligatoire de retirer les nageurs, et ce dans les meilleurs délais.

Autre précision intéressante, si le retrait a lieu moins de 3 heures après le signal de départ, la compétition doit être reprise dans les meilleurs délais. Si le retrait massif a lieu 3 h après le début, le classement sera fait en fonction des positions géographiques des nageurs au moment de la décision.

« Les conditions météorologiques ne peuvent pas annuler un départ, mais elles peuvent le retarder. Depuis quelques années, le lac est rude dans le cadre du 32 km. L’an dernier, plusieurs nageurs avaient pris la décision d’abandonner en raison des conditions difficiles. Il n’y a pas de risques à prendre quand on parle de la sécurité des nageurs. Advenant un retrait massif, nous sommes prêts, mais nous espérons ne pas avoir besoin de mettre notre plan d’urgence en exécution », souligne la présidente.—H.G.

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