L’année de tous les records et de loin

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Par Jean Tremblay
L’année de tous les records et de loin
Une année de tous les records pour les clubs de motoneige. Un sport qui a connu, avec la pandémie, une croissance exceptionnelle. (Photo archives)

Que ce soit dans les sentiers du Club Passe-Partout de Roberval ou ceux du Relais des Buttes de Saint-Félicien, jamais on n’a vu autant de motoneiges y circuler. Ce qui s’est reflété sur le nombre de membres qui a augmenté.

« Avant la pandémie, nous avions atteint un nombre record de 1 002 membres. Pour la saison en cours, le chiffre a passé à 1 032 », explique Éric Morin, président du Club Passe-Partout.

La neige abondante a aussi joué en faveur des clubs. « Nous avons réalisé 2 215 heures de surfaçage dans nos 329 kilomètres de sentiers et la saison de motoneige n’est pas terminée. L’an dernier, nos quatre surfaceuses avaient complété l’année avec un total de 1 500 heures. »

À plusieurs occasions durant la saison hivernale, les hôtels ont été envahis par cette catégorie de touristes, avance Éric Morin.

« La semaine dernière, un guide m’a téléphoné. Il partait de Saint-Raymond pour accompagner une douzaine de motoneigistes jusqu’à l’Hôtel du Jardin de Saint-Félicien. »

Augmentation partout au Québec

Même son de cloche du côté du Club Relais des Buttes de Saint-Félicien.

« Cette année, nous avons enregistré 830 membres. L’an dernier, 790 membres faisaient partie du Club. On constate que ce fut la même chose dans l’ensemble du Québec », explique Bernard Tremblay, président du Club Relais des Buttes de Saint-Félicien.

Le Club Relais des Buttes voit au bon fonctionnement de 140 kilomètres de sentiers.

« On se rend jusqu’aux limites de La Doré, de Normandin, Dolbeau-Mistassini et Roberval. Nous avons également un sentier qui se rend à Sainte-Hedwidge. Deux surfaceuses entretiennent régulièrement tous ces sentiers. »

Motoneigistes québécois

La croissance de la popularité de ce loisir s’explique par la pandémie. Les Américains et les Ontariens sont demeurés chez eux tandis que les Québécois ont adopté en grand nombre la motoneige comme activité de loisir.

« On a vu des motoneigistes de toutes les régions du Québec. Plusieurs provenaient de Québec et de Montréal », ajoute Bernard Tremblay.

La fin de la saison n’a toutefois pas été à l’image de ce que les clubs ont connu durant tout l’hiver.

« Plusieurs propriétaires ont annulé des voyages en motoneige dus à l’augmentation considérable du prix de l’essence. On l’a rapidement constaté », avoue le président.

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