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Presbytère de Saint-Prime: un comité chargé de trouver une solution

Yohann Harvey Simard
Le 25 mai 2021 — Modifié à 19 h 47 min le 25 mai 2021
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Presbytère de Saint-Prime: un comité chargé de trouver une solution

Saint-Prime - Maintenant que la Coopérative Nutrinor a abandonné l’idée de construire une station-service qui aurait nécessité la démolition du presbytère de Saint-Prime, un comité formé de 17 personnes vient de se créer. Son mandat est de définir des orientations pour préserver le bâtiment et lui trouver une nouvelle vocation.

Bernard Généreux, qui s’oppose avec vigueur à l’idée de démolir le presbytère avec l’appui d’une pétition de plus de 1 300 signatures de citoyens, fait partie de ce comité du presbytère. Celui-ci est composé de citoyens de tous horizons qui défendent une même cause, celle de protéger ce bâtiment historique.

La Municipalité y a même nommé deux représentantes, les conseillères municipales Brigitte Gagné et Marie-Noëlle Bhérer. Le président de la fabrique, Daniel Carrier, y siège également.

« La population de Saint-Prime a clairement exprimé son attachement à cet édifice historique. Elle ne veut pas sa démolition. Maintenant, on doit travailler à trouver une solution. La fabrique n’a plus les moyens financiers pour continuer », indique le porte-parole, Bernard Généreux.

D’ailleurs, une rencontre s’est tenue lundi avec la fabrique pour discuter du dossier, avant que le comité du presbytère ne puisse tenir une première réunion cette semaine.

Église

Président de la fabrique, Daniel Carrier insiste sur le fait que le presbytère et l’église sont indissociables dans ce dossier.

« Je vois d’un très bon œil la mobilisation citoyenne et la création de ce comité. Mais il ne faut surtout pas oublier que l’objectif premier, c’est de sauver notre église. La vente du presbytère est le point de départ financier pour rénover notre église. Si en plus on développe un projet intéressant pour le presbytère avec un promoteur ou autrement, tant mieux. »

Bernard Généreux estime qu’il faut maintenant passer de la parole aux actes.

« Le milieu a été capable de sauver le Vieux Couvent et d’en faire une grande fierté avec sa vocation culturelle. Cet édifice était bien plus dégradé à l’époque que ne l’est aujourd’hui le presbytère. Je pense qu’on peut là aussi y arriver. »

Il croit que le comité sera en mesure de livrer les résultats de sa réflexion d’ici à la fin de l’été.

Le maire Lucien Boivin fait preuve de prudence. Il ne veut surtout pas jeter de l’huile sur le feu alors que le débat est hautement émotif. Il dit faire entièrement confiance aux travaux que s’apprêtent à amorcer les membres du comité du presbytère.

 

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