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Garma Impression a dû recruter à l’international

Denis Hudon
Le 13 mars 2023 — Modifié à 17 h 13 min
Par Denis Hudon - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Comme pour bien des employeurs aux prises avec une pénurie de main-d’œuvre, Garma Impression à Dolbeau-Mistassini a dû se tourner vers le recrutement à l’international pour combler un poste d’opérateur de presse.

Martin Néron, propriétaire de l’imprimerie, qui a aussi des installations à Roberval, a hésité quelque temps avant de s’engager dans la voie du recrutement outre-mer. Il n’était pas convaincu d’obtenir les résultats espérés. Il préférait mettre ses efforts pour recruter à l’interne. Il s’est vite rendu compte qu’on ne se bousculait pas au portillon.

« Même les écoles avec un programme en imprimerie n’ont pas d’étudiants sortants ou ont dû suspendre leur programme par manque d’inscriptions. J’ai fait aussi affaires avec Emploi Québec. Ça n’a rien donné », explique Martin Néron.

Garma Impression peut former aussi des employés dans son entreprise, qui mène au bout de trois ans généralement, à un diplôme reconnu. Là encore, pas de candidat. C’est après avoir épuisé toutes ses options que Martin Néron s’est finalement tourné vers une firme spécialisée en recrutement à l’étranger, RHA International.

« Après de longues démarches et un processus compliqué, j’ai finalement trouvé un candidat pour un poste de pressier. C’est un poste de travail spécialisé ».

Il s’agit d’un Burkinabé, Donaldo Zongo, 30 ans, et qui compte quelque sept ans d’expérience comme pressier dans son pays. Celui-ci rêvait de venir travailler dans son domaine, au Canada.

Tout un choc

« On est vraiment bien tombé. Donaldo connaît son métier, il a une belle personnalité, c’est un travaillant et même si ça fait à peine un mois qu’il est avec nous, l’intégration se fait très bien », dit un Martin Néron enthousiaste.

Le nouvel employé a un contrat de trois ans comme le veut la règle avec son permis de travail temporaire. Autant Donaldo Zongo aimerait s’installer définitivement au pays, autant son employeur souhaite le garder à long terme dans son entreprise.

« Je me sens bien ici et rassuré. Le fait de partager la même langue facilite beaucoup les choses, même si je dois m’habituer aux gens qui parlent vite ici », relève-t-il en souriant.

Celui-ci avoue qu’il aimerait bien s’installer définitivement et pouvoir y rapatrier aussi sa conjointe, dont il a appris tout dernièrement qu’elle attendait un premier enfant.

En débarquant sur le Nouveau Continent, le Burkinabé a eu quand même tout un choc. De quoi le saisir dans tout son être. Le premier qui l’a accueilli à son arrivée, c’est une dame… Dame nature! À -30 degrés Celsius au mercure, ce n’est certainement pas le genre de première bienvenue à laquelle on s’attend.

Cela n’a quand même pas découragé Donaldo Zongo pour qui rien ne pourra le dévier de son choix de vivre ici.

 

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