La deuxième Semaine de la prévention de la violence et de l’intimidation à l’école se déroule du 23 au 27 mars partout au Québec, sous le thème « As-tu le droit ? ».
Cette initiative du ministère de l’Éducation vise à sensibiliser les élèves aux comportements inacceptables en milieu scolaire et aux conséquences qui peuvent en découler.
« Quand on vit en société, il y a des règles, des limites. L'école ne peut pas devenir un endroit où tout est permis sous prétexte qu'on est en apprentissage. On doit revenir à la base, expliquer aux jeunes en quoi consiste la loi et leur rappeler qu'elle s'applique à tout le monde, même à l'école », a déclaré la ministre de l’Éducation, Sonia LeBel, qui considère que cette nouvelle édition est l’occasion d’engager un dialogue avec les jeunes.
Afin de soutenir les établissements scolaires, plusieurs outils ont été envoyés au réseau de l’éducation. Ceux-ci permettront aux enseignants d’aborder avec leurs élèves les notions de limites à ne pas franchir et les conséquences associées aux comportements répréhensibles. La violence et l’intimidation entre élèves, envers le personnel scolaire, de même que la cyberintimidation, feront partie des thèmes abordés au cours de la semaine.
Le ministère de l’Éducation a également collaboré avec Éducaloi pour développer un atelier de vulgarisation qui sera mis à la disposition des enseignants partout au Québec. En parallèle, des vidéos produites en collaboration avec la Sûreté du Québec seront diffusées sur les réseaux sociaux afin de renforcer le message de responsabilisation auprès des jeunes.
Une responsabilité qui dépasse l’école
De son côté, la Fédération des centres de services scolaires du Québec (FCSSQ) souligne l’importance d’une mobilisation collective pour prévenir et réduire la violence en milieu scolaire.
« La sécurité et le bien‑être de nos jeunes doivent être un projet collectif. Ensemble, nous pouvons bâtir des milieux d'apprentissage plus sains et plus humains. », a déclaré le président-directeur général de la FCSSQ, Dominique Robert.
Selon la Fédération, les comportements violents observés à l’école prennent souvent racine dans des réalités multiples, qu’elles soient familiales, sociales ou liées à l’environnement numérique. Bien que ces comportements se manifestent fréquemment en milieu scolaire, la FCSSQ insiste sur le fait que l’école ne peut agir seule.
« L'école, à elle seule, ne peut lutter contre la violence. L'engagement de chacune et chacun d'entre nous est essentiel pour réduire la violence et l'intimidation. La violence ne se manifeste pas uniquement à l'école, il s'agit d'une responsabilité partagée. La sensibilisation et la prévention doivent se jouer dans tous les milieux de vie des jeunes. », a ajouté Dominique Robert.