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Église de Saint-Prime

Les quatre cloches sonnent le glas pour plusieurs semaines

Jean Tremblay
Le 13 mars 2024 — Modifié à 14 h 11 min le 12 mars 2024
Par Jean Tremblay - Journaliste

Le mardi 5 mars dernier, les cloches de l’église de Saint-Prime ont été retirées du clocher, 115 ans après avoir été installées en 1909, le temps de procéder aux travaux d’urgence du clocher.

Il y a quelques années, elles avaient cessé de résonner après qu’on eut constaté une dégradation de la structure qui, entre autres, causait des infiltrations d’eau.

« On va maintenant être en mesure de procéder aux travaux d’urgence. Il faut remplacer au complet le plancher sur lequel se trouvent les cloches. Elles sont quand même assez lourdes. Deux d’entre elles pèsent chacune 1 500 livres et deux autres, plus grosses, 2 200 et 3 200 livres », explique Régis Girard, marguiller à la Fabrique de Saint-Prime et responsable du dossier de la réfection de l’église.

Pour éviter des dommages collatéraux à la salle des télécommunications qui se trouve en dessous des cloches et pour préparer l’installation du nouveau plancher, la structure a été renforcée. Cette partie est utilisée par quatre entreprises du domaine des communications qui louent cet emplacement.

Appui municipal

Les élus de Saint-Prime ont manifesté un intérêt pour accompagner la Fabrique dans ce dossier de réfection du bâtiment religieux. Dans un premier temps, la municipalité a offert de remiser les quatre cloches dans un garage lui appartenant.

« Nous avons rencontré la Fabrique la semaine dernière et nous leur avons mentionné que nous serons disponibles pour les accompagner dans un comité de sauvegarde de l’église, incluant la Fabrique, des élus volontaires et des citoyens », a expliqué la mairesse, Marie-Noëlle Bhérer.

Travaux jusqu’à la fin avril

Les travaux en cours depuis un mois se poursuivront jusqu’à la fin d’avril.

« Incluant les honoraires professionnels, nous avons prévu qu’il en coûtera 400 000 $ pour restaurer le clocher. Nous disposons de 200 000 $ qui provient de la vente du presbytère et d’un montant de 105 000 $ octroyé par le Conseil du patrimoine religieux du Québec », précise Régis Girard.

« De plus, nous avons mis en place une campagne de financement auprès des commerçants de Saint-Prime. On pense récolter 30 000 $ auprès d’eux. Finalement, le reste sera payé avec le fonds de roulement de la Fabrique », ajoute-t-il.

Des cloches qui parlent

Sur les cloches de l’église de Saint-Prime, on peut y lire les noms des premiers curés de la paroisse et également les donateurs qui ont participé au financement des cloches.

Présent sur les lieux lorsqu’on a retiré de leur socle, Camil Taillon, l’un des membres du comité de gestion de la communauté chrétienne de Saint-Prime, raconte : « L’un des curés de l’époque avait fait effacer le nom des gens qui n’avaient pas versé le montant promis. »

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