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Lac Saint-Jean

Les riverains demandent à Québec d’être exclus de toute zone inondable

Jean-François Desbiens
Le 21 novembre 2024 — Modifié à 12 h 00 min
Par Jean-François Desbiens - Journaliste

Riverains Lac Saint-Jean 2000, qui représente les quelque 5 000 propriétaires de résidences autour du plan d’eau, demande à Québec d’exclure l’ensemble des rives du lac de toute zone inondable.

Dans son mémoire déposé au gouvernement, l’organisme souligne que plusieurs installations touristiques, des commerces et des municipalités, comme Roberval et Péribonka, seront affectés si des modifications réglementaires sont adoptées.

Le président du groupe de riverains, Laurent-Paul Chartier, rappelle que Rio Tinto est responsable de la gestion du niveau de l’eau du lac en vertu d’une entente avec le gouvernement.

« C’est la compagnie qui gère le niveau et qui doit protéger les berges. C’est donc elle qui est responsable de prévenir toute inondation. Les risques sont donc très faibles ou inexistants », fait-il valoir.

Riverains Lac Saint-Jean 2000 propose néanmoins d’autres solutions dans son mémoire pour réduire encore davantage les risques.

Ouvrages complémentaires

L’organisme recommande notamment de mettre en place des ouvrages complémentaires de gestion des affluents. Il souhaite également qu’Hydro-Québec priorise la construction d’ouvrages permettant de minimiser les risques d’inondation.

« Ce seraient des moyens pour mieux contrôler l’apport en eau compte tenu des changements climatiques, explique Laurent-Paul Chartier, précisant que ça minimiserait encore plus les risques. »

À son avis, Québec devrait aussi soutenir adéquatement les municipalités dans la construction et l’entretien d’ouvrages visant à prévenir les inondations.

« C’est bien beau de dire que c’est la responsabilité des municipalités, mais il faut aussi leur donner les moyens pour y arriver. »

Des cartes non dévoilées

Riverains Lac Saint-Jean 2000 apprécie d’avoir été consulté, mais son président déplore que les cartes des zones inondables proposées n’aient pas encore été dévoilées.

L’organisme réclame donc la tenue d’une Commission parlementaire avant toute adoption de modifications réglementaires et que ces cartes soient rendues publiques avant cette commission.

« On a demandé ces nouvelles cartes de zones inondables pour qu’on puise les regarder, mais le gouvernement ne les a pas déposées. C’est un peu bizarre. On a une rencontre prévue avec le caucus régional des députés de la Coalition avenir Québec (CAQ) en décembre prochain et on va en profiter pour exprimer nos préoccupations. »

 

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