Mercredi, 19 juin 2024

Culture

Temps de lecture : 2 min 26 s

Pierre Gill présente ses meilleures photos au Musée amérindien de Mashteuiatsh

Le 29 juillet 2010 — Modifié à 00 h 00 min le 29 juillet 2010
Par

Pierre Gill présente « Eishitanunatsh - Au fil des saisons ». Il s’agit de l’exposition d’une trentaine de photos en format géant, au Musée amérindien de Mashteuiatsh, du 21 juin au 29 octobre. Le coup d’œil en vaut le détour.

Qui est Pierre Gill? Pour parler de lui, le Pekuakamiulnuatsh Pierre Gill est connu dans le milieu robervalois pour évoluer dans le monde des communications. Depuis 18 ans déjà, il publie le journal Pekuakamiulnuatsh à Mashteuiatsh et dernièrement, il a lancé le Magazine Premières Nations qui est distribué partout au Québec.

Pierre Gill a terminé ses études collégiales en Lettres et ses études universitaires en littérature, tout en cumulant des formations en théâtre, en cinéma et en muséologie. Il a déjà travaillé pour quelques médias locaux et régionaux, notamment Le Quotidien et L’Étoile du Lac. Il a aussi fondé le journal Le Virus du Cégep de Saint-Félicien et a déjà agi à titre de photographe et journaliste pour La Jarnigoine de l’Université du Québec à Chicoutimi. En 1988, il a également publié Les Montagnais, Premiers habitants du Saguenay – Lac-Saint-Jean. Ce livre sur sa nation a d’ailleurs connu un grand succès, car plus de 10 000 exemplaires ont été vendus à travers le monde.

Photographe à ses heures

Pierre Gill est intéressé à la photographie depuis longtemps. Il dit toujours avoir un appareil photographique à sa portée. Il avoue ne pas être un photographe dans les vrais sens du terme : « Je définis plutôt mon œuvre comme étant le résultat de plusieurs années à vivre à l’intérieur de ma communauté et dans l'immense territoire fréquenté par ma nation. Mes clichés permettront, je l’espère, de mieux faire connaître mon peuple », a-t-il précisé.

Il explique que pour capter les images, la véritable récompense d’une bonne prise de vue repose sur le fait que le photographe était là, à cet endroit précis, à ce moment précis, utilisant la lumière qui s’offrait à lui pour immortaliser une scène, un paysage, des gens, des sourires, un peuple.

D’ailleurs, l’exposition parle d’elle-même si on veut immortaliser et camper des moments visuels magiques dans le temps. Plusieurs personnes de Mashteuiatsh se reconnaîtront d’ailleurs à travers des scènes de vie de tous les jours.

Choisir parmi 50 000 photos numériques

« L’idée de monter une exposition de photographies s’est faite il y a deux ans. Chaque mois, je publiais des photos dans le journal et les gens en redemandaient. La banque de photos que je possède représente environ 50 000 clichés pris entre 2003 et 2010. Sur tout ce lot, des coups de cœur, soit environ 350 photos que j’ai triées parmi ce large éventail. De ces 350 photos, je devais en éliminer 90 % pour l’exposition. Résultat : 35 photos parmi celles que j’estime être mes meilleures, les plus représentatives, celles qui me font vibrer », a expliqué Pierre Gill.

Il avoue ne pas avoir de coup de cœur particulier parmi ses photographies : « Elles sont toutes des coups de cœur ou elles n’en sont pas. C’est l’ensemble qui compte », a-t-il avoué.

Après la visite de l’exposition dans la salle, les gens devraient prendre une dizaine de minutes pour visionner un superbe DVD qui montre d’autres photos sur les musiques de Mike O’Cleary et sur la Symphonie n° 6 de M. Ludwing Van Beethoven.

Cette exposition culturelle est présentée grâce à la Société d’histoire et d’archéologie de Mashteuiatsh, à la direction générale du Musée amérindien et au Magazine Premières Nations.

Abonnez-vous à nos infolettres

CONSULTEZ NOS ARCHIVES