Ô Mets chinois mis en vente

Louis Potvin
Ô Mets chinois mis en vente
Les propriétaires du restaurant Ô Mets chinois, Laval Ouellet et Steve Naud (absent), ont décidé de vendre cette institution félicinoise. (Photo : archives)

Les propriétaires du restaurant Ô Mets chinois, Laval Ouellet et Steve Naud, mettent en vente l’institution. Le goût de la retraite et les difficultés liées à la main-d’œuvre ont mené à cette décision.

« Je vais avoir 68 ans. Je veux profiter des prochaines années et je ne suis pas en mesure de maintenir les horaires de travail actuel. C’est trop demandant. Je ne peux pas cacher que les difficultés à recruter et à maintenir du personnel ont joué aussi dans notre décision », mentionne celui qui a ouvert ce restaurant en 1986.

Le vendredi 27 mai, une annonce d’un courtier immobilier a surgi sur les médias sociaux annonçant la vente de la bâtisse et du restaurant pour une somme de 850 000 $. Depuis, Laval Ouellet reçoit de nombreux messages en lien avec cette décision.

« On me pose beaucoup de questions. Je rassure les gens. On ne fermera pas demain matin. Nous allons prendre le temps d’analyser les offres. Comme la notoriété du restaurant n’est plus à faire et que le restaurant fonctionne très bien, le futur acquéreur s’assure d’avoir de quoi de rentable et ne commence pas à zéro. »

Laval et son équipe vont poursuivre les activités tant qu’il le faudra. Sa clientèle est fidèle et il veut poursuivre à offrir le service et les menus qui ont fait sa renommée.

« On va l’opérer tant qu’il ne sera pas vendu. Je ne sais pas combien de temps ça pourra prendre. Avec mon associé, on va continuer à travailler très fort, mais à un moment donné il faut être en mesure de se reposer. Je ne peux garder ce rythme jusqu’à 70 ans. »

Bannière?

Comme la mise en vente est récente, Laval Ouellet n’a pas reçu d’offres pour le moment.  Il n’est pas exclu de vendre la bâtisse à une bannière qui voudrait s’installer dans le local qui est bien situé.

« On va regarder toutes les options, mais mon souhait c’est que le restaurant que j’ai fondé demeure. J’ai une clientèle fidèle et les gens espèrent que ça continue. »

Main-d’œuvre

Laval Ouellet ne s’en cache pas, le recrutement de la main-d’œuvre crée de l’usure à la longue.

« Les gens sont durs à trouver. Ceux qu’on engage restent un certain temps et s’en vont parce qu’ils ont trouvé autre chose où ils trouvent ça trop dur. C’est très difficile », indique celui qui donne l’emploi à 25 personnes.

C’est en 1986 que Laval Ouellet avait ouvert un petit restaurant de mets pour apporter sur la rue Notre-Dame avant de déménager dans un local au complexe du Parc. C’est en 1993 qu’il s’établit à l’endroit actuel, au 1005, boulevard Sacré-Cœur. Et c’est en 2012 que Steve Naud se joint à l’aventure.

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