CannaPrime passe de 7 M$ à 11,5 M$

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Par Jean Tremblay
CannaPrime passe de 7 M$ à 11,5 M$
La bâtisse de CannaPrime dans le Parc industriel de Saint-Prime est impressionnante. Elle mesure 200 pieds de longueur par 88 de largeurs. On y retrouve 29 salles de production indépendante. (Photo Trium Médias – Jean Tremblay)

Le projet d’usine de cannabis CannaPrime prend de l’ampleur. Le coût de construction et d’aménagement passe de 7 M$ à 11,5 M$ afin de pouvoir faire pousser, de transformer et d’emballer le cannabis.

Cette usine construite dans le parc industriel de Saint-Prime aura la particularité, contrairement à d’autres, de faire pousser ses plants non pas dans une serre, mais plutôt dans des aires fermées et autonomes.

« Nous allons opérer simultanément 29 salles de production fermées, hermétiques et climatisées. De plus, chaque salle sera équipée d’un contrôle 100% électronique de gestion d’une séquence de climat individuel », mentionne Gino Fortin, l’un des actionnaires.

Un procédé qui permet d’éviter les contaminations, mais également de produire jusqu’à 29 variétés différentes de cannabis récréatif.

« À ma connaissance, je ne connais pas d’autres exemples similaires au Canada », affirme l’homme d’affaires.

Licence à venir

La licence de grand producteur, qui devrait être émise dans les prochains jours permettra à l’usine primoise, contrairement à une licence de microproducteur, d’obtenir un permis de production en quantité illimitée. Pour l’instant, le promoteur ne s’avance pas sur les quantités qui seront produites.

De plus, une licence de transformateur et d’emballeur a été également demandée.

Si tout se passe comme prévu, les propriétaires de CannaPrime pensent débuter la production de cannabis vers le 15 janvier prochain dans l’usine d’une longueur de 500 pieds par 88 pieds de largeur.

S’armer de patience

Toutefois, les propriétaires Stéphane, Pierre-Luc et Gino Fortin du Groupe Fortin, comme tous les entrepreneurs qui se lancent dans ce marché, doivent s’armer de patience pour franchir toutes les étapes requises.

« Télétravail et COVID obligent, les délais avec Santé Canada sont très longs. Selon la lecture qu’on en fait, c’est la raison qui retarde l’émission de licences pour la production de cannabis. Ils ont énormément de retard dans le traitement des demandes souvent très contraignantes comme l’obtention de ce qu’ils appellent des « habilitations de sécurité », explique Gino Fortin.

« Oui! La SQDC est un endroit pour vendre notre production. Toutefois, il y a d’autres avenues intéressantes dans ce marché.

Deux sites de production de cannabis

Le Groupe Fortin possède également un autre site de production de cannabis au Québec.

« Nous avons acquis à Notre-Dame-de-Montauban en Mauricie une plantation extérieure avec un petit bâtiment accessoire pour le séchage. Dans ce cas, nous avons demandé la licence le 15 février 2021 et nous l’avons obtenu le 22 août dernier. »

L’usine CannaPrime, lorsqu’en production, emploiera 20 personnes si les propriétaires automatisent la production. Dans le cas d’une récolte manuelle, de 35 à 50 personnes y trouveront un emploi.

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