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Un rôle accru pour les infirmières en santé mentale

Le 04 novembre 2014 — Modifié à 00 h 00 min le 04 novembre 2014
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Par Roxane Léouzon, Journal Métro SANTÉ MENTALE. Le réseau de la santé doit travailler à l’intégration judicieuse des nouvelles infirmières spécialisées en santé mentale, croit l’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec (OIIQ).

Depuis le printemps dernier, neuf infirmières nouvellement diplômées d’un programme de maîtrise spécialisé peuvent effectuer l’équivalent de diagnostics en santé mentale et des suggestions de traitement. Environ 70 autres sont présentement inscrits dans ce programme, qui est offert dans cinq universités au Québec.

L’objectif d’introduire ce nouveau type d’infirmière est d’améliorer l’accès à des soins en santé mentale et la prise en charge des patients. « Au lieu d’attendre huit mois pour voir un psychiatre, un patient peut être référé à moi par son médecin », a souligné Sandra Thibault, l’une des infirmières cliniciennes de cette cohorte.

Dans le contexte de pénuries de ressources médicales en santé mentale, Claude Leclerc, professeur en sciences infirmières à l’Université du Québec à Trois-Rivières, croit que ces infirmières sont des ressources inestimables pour faire le portrait complet des besoins des patients. « Les médecins de famille sont tellement débordés que les gens sortent souvent de leur cabinet avec seulement un papier d’arrêt de travail et de la médication », a illustré M. Leclerc.

Mais encore faut-il que le réseau leur accorde un rôle à leur juste valeur. « Il faut les publiciser et faire connaître leurs réussites », a commenté France Laflamme, infirmière-conseil à l’OIIQ.

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