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Restauration du patrimoine bâti :Ambitieux plan de 40 M$

Le 17 septembre 2021 — Modifié à 15 h 53 min le 17 septembre 2021
Par Julien B. Gauthier

Malgré une saison 2021 satisfaisante, des besoins criants subsistent quant aux  infrastructures du Village historique de Val-Jalbert, qui se dégradent d’année en année.

Le premier ministre du Québec, François Legault, l’a lui-même admis lors de son passage au site touristique en août. « Val-Jalbert a besoin d’amour », a-t-il dit.

Il s’agit là d’un signal encourageant pour l’administration, qui a récemment déposé un plan d’investissement de 40 M$ au gouvernement provincial, qui dans un premier temps, permettrait de prévenir l’effondrement des bâtiments patrimoniaux.

« Le site a un potentiel de développement indéniable, mais il est intimement lié à la protection du patrimoine bâtie », fait valoir le directeur général, Patrick Savard.

D’ailleurs, si les maisons sont encore debout aujourd’hui, rappelle-t-il, c’est grâce à la dernière restauration majeure effectuée dans les années 80.

« Là, on arrive à la fin d’un cycle architectural de 40 ans. On s’en va vers une situation critique si on ne fait pas bientôt quelque chose. On craint que les maisons finissent par carrément s’écrouler, notamment sur la rue Martel. »

Ainsi, si le plan est accepté, les deux tiers de l’enveloppe qui l’accompagne iront directement aux travaux de restauration. Le tiers restant permettrait quant à lui de financer les futurs projets de développement.

Développer sur une base solide

Selon Patrick Savard, la préservation du patrimoine est un prérequis à toute autre phase de développement subséquente.

« C’est seulement une fois qu’on aura l’assurance que le patrimoine bâti est bien protégé qu’on pourra commencer à le mettre en valeur ».

Plusieurs idées de nouvelles attractions sont déjà sur la table. On souhaiterait mettre à profit la technologie pour créer des interprétations multisensorielles.

« On va pouvoir se mettre à préciser les détails lorsqu’on aura la confirmation que le patrimoine pourra être restauré », réitère le directeur général, qui croit que le plan d’investissement sera accepté.

« Les démarches se poursuivent, mais le gouvernement se montre très à l’écoute jusqu’à présent. On a vraiment eu l’impression que le premier ministre a réalisé l’urgence de la situation. »

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